‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 495 sur 676 · I. Historique et pathogénie · texte numérisé non relu

I. Historique et pathogénie

A. Jusqu'à Cruveilhier.

On connaît la phlébite, mais on l'interprète mal. Ambroise Paré place la lésion causale dans le nerf; Mauriceau l'attribue au dépôt laiteux des nouvelles accouchées, métastase laiteuse.

Plus lardon é[ud\e\ai phlébite chirurgicale {[lodgson, Sédillot, Velpeau) dont on donne une bonne interprétation. Pour ces auteurs la veine s'enflamme et suppure ; si le pus pénètre dans le terrain circulatoire, il provoque l'infection purulente. On décrit avec soin sans préjuger de leur paihogéwe la phlébite des accouchées (Hull, David, Guthrie, Dance), la phlébite spontanée qu'on appelait phlegmatia alba dolens.

B. Cruveilhier, 1834, formule la théorie de la phlébite.

Pour lui il n'y a pas de coagulation veineuse spontanée : « qu'il s'agisse de caillot simple ou de caillot suppuré, dit-il, je considère ces deux sortes d'oblitérations comme le résultat de l'inflammation de la membrane interne des veines ».

. Cette opinion est admise par la plupart des cliniciens et anatomo-pathologistes jusqu'en 1836, époque à laquelle Yirchow oppose à la théorie pre'cédente la théorie de la thrombose.

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