‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 546 sur 676 · IV. Pathologie. Tuberculose du testicule · texte numérisé non relu

IV. Pathologie. Tuberculose du testicule

Bibliographie ; Cruveilhier — Testot — Sappey — Poirier. Ostéologie. Angioloc/ie et organes des sens. — Righet. Analomie medico-chirurgicale.

— TiLLAUX. Anatomie topographique. — Moreau et Launois. Histologie.

— Landois — ViAULT et JoLYET. Pkysiologie.

Défiiiifioii. Sitiialion.

Les fosses nasales, au nombre de deux, sont des cavités, ressemblant chacune à un long couloir, creusées au centre de la face, entre les cavités orbitaires et la cavité buccale et disposées symétriquement de chaque côté de la ligne médiane.

Division.

Leur description comprend l'étude des parois osseuses qui en forment les limites latérales, supérieure et inférieure, de la muqueuse pituitaire qui vient s'étaler sur ces parois et qui contient les appareils terminaux de l'olfaction, enfin des ouvertures antérieure et postérieure par où passe l'air de la respiration avant de gagner l'appareil trachéo-broncho-pulmonaire.

Forme. Limites.

Chaque cavité des fosses nasales a la forme d'un parallélipipède aplati transversalement, ouvert en avant et en arrière et un peu plus large en bas qu'en haut. Sur. une coupe verticale et transversale, les fosses nasales se présentent sous la forme d'une pyramide triangulaire dont le sommet tronqué est en haut et la base en bas. Chaque cavité est limitée supérieurement par le tiers antérieur de la base du crâne, inférieurement par la cavité buccale, latéralement par les orbites, les sinus maxillaires et les fosses zygomatiques, en avant par le nez ; en arrière, elle répond au pharynx. Une cloison médiane antéro-postérieure la sépare de la cavité voisine identique.

2804 QUESTIONS d'iNTERNAT

Parois osseuses des fosses nasales.

Les parois osseuses des fosses nasales, au nombre de quatre, se divisent en paroi inférieure ou plancher, paroi supérieure ou voûte, paroi interne, paroi externe. Il y a en outre deux ouvertures qui se divisent en ouverture antérieure et ouverture postérieure.

I. Paroi inférieure ou plancher des fosses nasales. — Cette paroi commence au niveau d'une perpendiculaire abaissée de la racine du nez et se termine au bord postérieur du palatin, c'est-à-dire au voile du palais. Elle forme la paroi supérieure de la cavité buccale. Cette paroi est constituée en avant par V apophyse palatine du maxillaire supérieur^ en arrière par la portion horizontale du palatin. L'apophyse palatine forme les deux tiers antérieurs de la paroi et présente une forme triangulaire ; la portion horizontale du palatin, qui forme le tiers postérieur de la paroi est quadrilatère. Le plancher des fosses nasales représente deux demigouttières légèrement inclinées d'avant en arrière, concaves transversalement, séparées par la cloison perpendiculaire, et présentant chacune une étendue assez considérable pour pouvoir y manœuvrer des instruments. Sa longueur sans y comprendre le voile du palais, est de 4 centimètres et demi environ. On voit sur cette paroi la suture résultant de l'union des deux os qui la constituent; et sur sa partie antérieure et interne l'oritîce d'un conduit qui se dirige en bas et en dedans, et qui ne tarde pas à se réunir, sur le plan médian, à un conduit semblable venu du côté opposé, pour constituer un conduit unique, le conduit palatin antérieur. Simple et large inférieurement, bifide supérieurement, ce conduit rappelle assez bien la figure d'un Y. Cette paroi se continue en arrière avec un plan fibreux tellement tendu d'une apophyse plérygoïde à l'autre, que le chirurgien perçoit, en touchant cette partie avec un instrument, une résistance osseuse, ce qui, au point de vue de l'exploration, prolonge d'autant cette paroi.

IL Paroi supérieure ou voute des fosses nasales. — Les auteurs ne sont pas d'accord au sujet de ce qui appartient à cette paroi, comme le démontre ce qui suit, représentant l'opinion de Richet : ce La voûte, telle que les auteurs la décrivent, représenterait un <ioz^6/e/>/a?i incliné, une sorte de

toit dont le plan postérieur serait formé par la base du crâne et l'antérieur par les os propres du nez. Cette opinion n'est pas admissible lorsqu'on étudie les fosses nasales sur des pièces fraiclies. Si, en etfet, on pratique sur la ligne médiane la coupe d'une tête dont on a conservé les parties molles, 071 voit que le nez constitue bien aux fosses nasales une paroi antérieure un peu inclinée de haut en bas et d'arrière en avant et protège ces cavités, » Cette restriction faite, nous étudierons la paroi supérieure des fosses nasales, en y ajoutant les os propres du nez, puisque c'est un usage auquel tiennent les auteurs récents et les « enseignants » de l'Ecole. La voûte des fosses nasales est remarquable par son étroitesse, surtout dans la paroi qui correspond à l'ethmoïde. Elle est si étroite qu'elle ressemble plutôt à un bord qu'à une face. Les instruments ne peuvent pas y être manœuvres. Sa largeur est en général de 2 à 3 millimètres. Elle comprend quatre portions très différentes.

a) La /première, ou portion obliquement ascendante, est formée par la face postérieure des os propres du nez, et plus haut par la petite gouttière qu'on remarque sur la partie inférieure de l'épine nasale antérieure du frontal.

b) La seconde, ou portion horizontale, est représentée par la lame criblée de l'ethmoïde et par la lame horizontale du corps du sphénoïde. Dans son ensemble, elle est beaucoup plus étroite que la précédente et aussi plus longue. Dans sa partie antérieure, elle est percée de trous à travers lesquels passent les branches du nerf olfactif, et très mince. Cette disposition explique son peu de résistance à ce niveau, l'arrachement de débris d'os en même temps qu'on extirpe les polypes qui ont une insertion supérieure, le passage facile qu'elle présente aux instruments piquants qui peuvent aller sans encombre léser la substance cérébrale.

c) La troisième portion, ou portion obliquement descendante, est presque verticale et constituée par la face antérieure du corps du sphénoïde. C'est sur cette face que se trouve l'orifice du sinus sphénoïdal. Les sinus sphénoïdaux affectent la forme de deux vastes cavités creusées dans le corps du sphénoïde et sont séparés

l'un de l'autre par une cloison verticale, médiane, souvent divisée à droite ou à gauche. Souvent des cloisons partielles, diversement inclinées, s'élèvent de leurs parois et les divisent en deux ou plusieurs compartiments. \J orifice du sinus syhénoïdal est situé en arrière du méat supérieur, à 4 ou 5 millimètres au-dessous de la portion horizontale, plus près de la paroi externe que de l'interne.

d) La quatrième portion est horizontale comme la deuxième, et se trouve formée par trois os : le corps du sphénoïde, les ailes du vomer et V apophyse sphénoïdale du palatin.

Le conduit ptéi'y go -palatin, formé en grande partie par cette dernière apophyse, chemine dans l'épaisseur de cette quatrième portion de la voûte, et aboutit en avant dans la fosse ptérygo-maxillaire, tandis qu'en arrière il s'ouvre, après un trajet légèrement courbe, au niveau de la partie la plus élevée de la fosse nasale.

Ajoutons, en terminant l'étude de cette paroi, une remarque clinique qui découle des rapports de la voûte avec la substance cérébrale et les vaisseaux. Toute fracture de la voûte nasale portant sur les os propres du nez, sur l'ethmoïde ou sur les sphénoïdes, s'accompagnera nécessairement d'un écoulement sanguin par le nez, et dans les deux derniers cas le sang pourra faire place au liquide céphalo-rachidien, si la cavité sous-arachnoïdienne a été ouverte (Tillaux).

III. Paroi interne. Cloison nasale. — La paroi interne de chaque fosse nasale est représentée par les faces latérales de la cloison. La cloison tombe perpendiculairement de la voûte sur la paroi inférieure. Elle est formée en haut par la lame verticale de l'ethmoïde, en bas par le vomer. Sur le squelette elle présente, en avant, une échancrure profonde dans laquelle est reçu le cartilage perpendiculaire qui complète à l'état frais, la séparation des fosses nasales, et vient se placer entre les cartilages des narines pour former la sous-cloison. Le vomer, parti de la base de sphénoïde, va obliquement s'insérer sur la suture des os palatins et maxillaires. La lame perpendiculaire de l'ethmoïde s'unit "â la lamelle criblée de cet os, au frontal et aux os propres du

nez. Cette paroi peut être plus ou moins déviée à droite ou à gauche. Elle est plus étendue d'avant en arrière que de haut en bas. Le périoste qui la tapisse s'en laisse facilement séparer par voie de décollement. On voit à sa partie supérieure et postérieure la suture qui unit le vomer à la lame perpendiculaire de l'etlimoïde ; à sa partie supérieure et antérieure, la soudure de cette lame avec le cartilage qui complète la cloison; et plus bas Vunion de ce cartilage avec les deux lames du vomer. La forme de cette paroi est assez exactement quadrangulaire.

IV. Paroi externe. — La paroi externe est la plus conipliquée, la plus tourmentée des parois oséeuses des fosses nasales. Elle est irrégulière, anfractueuse, et présente des lamelles osseuses contournées sur elles-mêmes en volutes, ce qui leur a fait donner le nom de Cornets. Ces cornets s'avancent de haut en bas et de dehors en dedans dans la cavité des fosses nasales. Entre eux et la paroi externe qu'ils viennent de quitter existe un espace désigné sous le nom de

Page 1