III. Complications
Nous ne citerons que les principales ; elles résultent de la^ propagation de l'infection aux organes :
a) EncéphalO'ïïièningites .
b) Abcès intra-craniens. On sera fixé sur leur fréquence relative quand on saura que Barker et Bar] attribuent une origine otique à plus de 50 p. 100 de^ ces abcès.
On peut les diviser en :
a. Abcès ex tra-du7'e -mériens touiours en commu*
OTITES MOYENNES 2851
nication avec une suppuration de la caisse et se terminant surtout par une méningite fatale ;
jB. Abcès oicéphaliques succédant plutôt aux suppurations chroniques, plus rarement aux otites aiguës (1/6), et siégeant habituellement dans le lobe temporal ;
y. Abcès céi'èbelleux, 3/10 de l'ensemble des abcès encéphaliques.
Ils résultent soit de l'insuffisance du drainage et de l'accumulation de pus dans îa caisse, soit par propagation sanguine ou lymphatique à distance de l'élément infectieux.
Ils se manifestent par de l'élévation de la température, l'éclosion de phénomènes cérébraux (douleurs, vomissements, paralysies, aphasie, etc.). Leur diagnostic est souvent difficile.
c) Phlébites des sinus crâniens.
d) Infection purulente.
e) Carie du rocher enfin, exposant le malade à des dangers multiples :
a. Encéphalo-méningite par destruction du tegmen tympanal.
(3. Hèmorrhagie foudroyante consécutive à la carie du plancher et à l'ulcération de la jugulaire et de la carotide ;
y. Mastoïdite par invasion des cellules mastoïdiennes par les éléments infectieux. Le pus peut alors venir se faire jour à la surface de la mastoïde ou paraître à la partie supérieure du stérno-cléidomastoïdien, fuser le long de ce muscle, quelquefois jusque dans le médiastin et donner naissance à des phlegmons redoutables.
Cet envahissement de la mastoïde se traduit cliniquement par des douleurs persistantes rétroauriculaires, par des douleurs provoquées par la pression, par du torticolis symplomatique et quelquefois par un œdème véritable de la région mastoïdienne.
0. Il est exceptionnel que le labyrinthe soit envahi ; cependant, dans certains cas, on a vu
2852 QUESTIONS d'internat
s'éliminer, avec le pus, des portions du limaçon par exemple.
f) La suppuration otique ne constitue pas, à proprement parler, une complication de l'otite moyenne ; c'en est bien plutôt une variété caractérisée surtout par les douleurs intenses avec vertiges, la situation élevée de la perforation tympanique (au-dessus de l'apophyse externe), la grande tendance aux complications précédemment énumérées, à la mastoïdite en particulier.
g) La paralysie faciale est une complication tout à fait exceptionnelle des formes aiguës de l'otite moyenne.