GROUPEMENT CHRONOLOGIQUE
A la prriode d'invasion pré-éruptive, apparliennent surtout le délire, les convulsions, les épistaxis, le faux croup.
A Idi période d'état on éruptive, se rencontrent principalement les laryngites, les broncho-pneumonies, la diphtérie, l'otite.
Plus tardivement on peut voir se développer la bronchite chronique, les adénopathies, la tuberculose, les caries osseuses.
GROUPEMENT BACTÉRIOLOGIQUE
Les microbes de lasuppuratio?isoni\Gs{a.cle\irs essentiels des otites et des complications oculaires, des laryngites, des bronchites capillaires et des broncho-pneumonies, d'un certain nombre de stomatites.
Le bacille diphtérique se cultive à merveille, nous l'avons vu sur le terrain morbilleux ; il en est de même du bacille tuberculeux.
Des microbes saprogcnes enfin relèvent les gangrènes de la bouche et de la vulve, quelquefois observées au cours de la rougeole.
Bihlio^i'apliic : Cruveiliuer — Sappey — Testut — Poirier — Moreau et Launois — Berual — Ch. Robin — Dictionnaire Dechambre — CoRNiL — Ranvier — Besançon — M. Labre.
Morphologie.
Le ganglion lymphatique est constitué par un renflement globuleux situé sur le trajet des vaisseaux lymphatiques.
Volume. Forme.
La forme des ganglions est arrondie ou ovalaire. Les plus gros rapprochent leur forme de celle d'une olive, les plus petits sont comparables à des pépins de pomme, d'autres sont arrondis comme un petit pois. Les plus gros dépassent rarement le volume d'une olive.
D'une façon générale ils sont donc globuleux et présentent une circonférence extérieure très nettement convexe et un point excavé qui répond au hile du ganglion.
Les vaisseaux lymphatiques afîérents au ganglion l'abordent par sa convexité, les vaisseaux efïérents en sortent au niveau du hile. Les vaisseaux lymphatiques afférents sont plus gros, mais moins nombreux que les vaisseaux efférents.
Situation. p
D'après leur situation, on distingue les ganglions lymphatiques en ganglions superficiels et ganglionsprofonds. Les ganglions superliciels baignent dans le tissu cellulo-graisseux sous-cutané ; les ganglions profonds se trouvent immédiatement au-dessous de l'aponévrose d'enveloppe des membres ou dans les cavités viscérales. Le ganglion normal a toujours une consistance molle.
Procédés d'étude.
Il y a plusieurs moyens d'étudier le S5'slème lymphatique et les ganglions sur le cadavre. Le plus ancien
est celui dont s'est servi Sappey pour faire les remarquables études que l'on sait sur les 13'mphatiques. Il consiste en injections de mercure dans les troncs lymphatiques avec une pression moyenne ; tout le système ]3'mpliatique finit par être injecté. Le deuxième moyen consiste à atteindre ce système Ijmiphatique en injectant le système artériel dont les nombreuses connexions vasculaires Ijmipbatiques se trouvent injectées. Ce procédé est plus lacile que le précédent car on injecte plus facilement une artère qu'un vaisseau lymphatique mais il est plus infidèle et moins précis.
Enfin le troisième procédé d'étude du ganglion réside dans remploi des coupes microscopiques. C'est le plus emplové actuellement.
1 Coupe iiirtcroscopiqiie passant par le liîle du g'ang'liou.
Une coupe grossière montre que le ganglion lymphatique est formé d'une capsule propre qui entoure le ganglion. De la face interne de cette capsule partent des prolongements qui s'enfoncent dans l'intérieur du ganglion ; ces prolongements sont d'ailleurs ordonnés de façon à converger vers le bile. Ils sillonnent toute la masse du ganglion et la subdi- '( visent en petits déparlements bien distincts dans la partie périphérique (substance corticale) moins nets dans la partie centrale (substance médullaire). La substance corticale qui est également appelée substance sous-capsulaire, et la substance médullaire forment une masse de consistance moUe^ gris rosée, et sont composées des mêmes éléments cellulaires, disposées différemment suivant la région, a. Substance corticale.
La substance corticale semble formée par la réunion d'un certain nombre de masses pleines, arrondies, mollasses, appelées follicules, lesquels sont entourés d'espaces libres qui ont reçu le nom de sinus.
p. Substance médullaire.
Cette deuxième substance paraît formée par la réunion de cordons pleins, allongés qui ont reçu le nom de cordons folliculaires et qui sont entourés
comme précédemment d'espaces libres appelés encore sinus ou septum caverneux.
Les follicules et les cordons pleins sont en communication et forment le système folliculaire \ les sinus et les septum caverneux communiquent et donnent naissance aux voies lymphatiques.