IIistolog:ie
A. Capsule.
La capsule est formée par des faisceaux fibreux séparés par des fibres élastiques. Chez quelques animaux, notamment chez le bœuf, on trouve à la face profonde de la capsule des libres musculaires lisses irrégulièrement dirigées dans tous les sens. La capsule est traversée par de nombreux vaisseaux sanguins et lymphatiques qui perdent, en la perforant, leur tunique externe. Ils abordent la capsule sur toute sa périphérie excepté au niveau du bile. Ils se réduisent dans le ganglion à leur tunique interne, endothéliale. Leurs tuniques externe et moyenne se continuent avec le tissu de la capsule.
Au niveau du hile la capsule se réfléchit sur les vaisseaux efférents, se renforce à ce niveau et forme le stroma du hile. De la face interne de la capsule partent, comme nous l'avons vu, de nombreux prolongements de même structure qui forment des loges remplies par le tissu propre du ganglion ; ce sont les ampoules corticales. Par subdivision, les ampoules forment ensuite les espaces caverneux et finissent par former le noyau fibreux ou stroma du hile au niveau duquel sortent les vaisseaux efférents du ganglion.
B. Tissu PROPRE.
Pour les classiques, le tissu propre du ganglion est formé par du tissu réticulé dans les mailles duquel on trouve des cellules lymphatiques.
Cependant l'ampoule comprend deux parties très nettement distinctes : la portion périphérique forme les sinus lymphatiques, la portion centrale forme les follicules.
a) Follicules.
Le tissu réticulé est formé de fines trabécules dirigées dans tous les sens et anastomosées les unes avec les autres. Les endroits de rencontre de ces trabécules forment des nœuds pourvus de noyaux. Ce sont ces nœuds à noyaux qui représentent les corps cellulaires (tissu cytogène de de Kolliker). Ces follicules ou corps cellulaires sont attachés et comme appendus aux parois des capillaires sanguins par l'une de leurs extrémités. Par l'autre extrémité ils se continuent avec les trabécules du tissu réticulé qui cloisonnent les sinus lymphatiques. Vers la périphérie des ampoules le réseau réticulé est beaucoup plus serré et les follicules affectent la disposition régulière aux entrecroisements de ramifications trabéculaires concentriques.
Pour certains auteurs les trabécules ne sont que les anastomoses des cellules étoilées entre elles.
Pour les autres ce sont des fibres de tissu conjonctif sur lesquelles sont appliquées les cellules épithéliales (Ranvier).
Dans les mailles du tissu on rencontre des cellules analogues comme morphologie et structure aux cellules lymphatiques.
a. La périphérie du follicule n'est pas nettement limitée^ pour Frey ; la couche corticale est formée par les mailles du tissu réticulé plus condensé à ce niveau.
p. Pour Ranvier et Renaui la surface périphérique est revêtue d'une couche continue d'endothélium toujours perméable.
b) Cordons folliculaires.
Les cordons folliculaires font suite aux follicules. Leur système anastomotique fait suite aux anastomoses trabéculaires précédentes et forme un • système clos qui n'a que des rapports de contiguité avec les vaisseaux lymphatiques avoisinants. On remarquera que la partie centrale du système
folliculaire n'est plus sphérique ou ovoïde, mais prend la forme d'un cordon qui s'anastomose avec les bifurcations des cordons contenus dans les canaux caverneux voisins ou intercoramuniquants. Dans la région du liile les cordons folliculaires se recourbent en anse et remontent s'anastomoser entre eux et se continuent avec des follicules corticaux de sorte qu'ils n'ont pas d'extrémités libres et présentent la forme d'un fer à cheval.
c) Sinus lymphatiques.
Ce sont des espaces cloisonnés en fer à cheval disposés autour des follicules ; des cavités limitées-' d'un côté par la capsule ganglionnaire et des prolongements et de l'autre par la surface circonférencielle du follicule.
Les sinus sont cloisonnés par des trabécules de tissu réticulé à mailles plus larges que celles de la substance folliculaire. Les trabécules sinusiens sont tapissés d'une couche d'endothélium qui se continue avec celle des lymphatiques afférents. Dans les mailles du système réticulé on trouve également des cellules lymphatiques.
Pour Frey, les travées qui cloisonnent le sinus forment entre elles des anastomoses et des bifurcations au niveau desquelles le follicule se trouve suspendu dans l'ampoule. Ce sont ces trabécules ramifiées qui maintiennent les follicules comme serrés par des cordages d'où leur nom de fibres de tension des follicules qui leur a été donné.
Les travées sont formées par de lins faisceaux du tissu conjonctif comparables à ceux d'un épiploon fenêtre (Ranvier). En effet, ces travées n'ont de cellules qu'à leur surface et n'en possèdent pas dans leur intérieur.
d) Système caverneux.
Les sinus caverneux forment le système lacunaire qui continue les sinus lymphatiques dans l'intérieur de la substance médullaire. C'est un système de cavités qui entourent les cordons folli-
culaires en se ramifiant et en s'anastomosant comme eux pour aboutir au hile du ganglion et former en dernier ressort le système lacunaire des vaisseaux etïérents. x\u point de vue histologique, ce système présente une structure identique à celle des sinus lymphatiques corticaux avec lesquels ce sj'^stème se continue d'ailleurs.
e) Vaisseaux sanguins.
a. Artères.
Les artères entrent par 'le hile du ganglion puis se ramifient autour de la capsule dans le tissu cellulaire périganglionnaire. De là elles pénètrent, en traversant la capsule, dans les cloisons fibreuses et dans les travées qui délimitent les espaceslymphatiques. Ellesperdent, comme nous l'avons vu, leurs tuniques externe et moyenne et se réduisent à leur tunique endothéliale. Elles traversent le sinus et viennent aboutir aux follicules et aux cordons folliculaires. A ce niveau elles se résolvent en capillaires et forment des systèmes vasculaires à mailles arrondies dans les follicules et allongées dans les cordons folliculaires. Les réseaux capillaires affectent la disposition des rayons d'une roue. De ce réseau naissent les veinules qui vont en sens inverse, recouvrent leur tunique adventice au sortir de la capsule et sortent du ganglion au niveau du hile.
B^. Tissu PROPRE. Recherches modernes.
Les travaux modernes de Flemming, Arnold, Besançon et Labbé portent sur l'étude histologique du ganglion. Elles ont mis en lumière de nombreux points qui, jusqu'à ce jour, étaient restés dans l'ombre.
Si nous prenons pour type de description un ganglion de l'aine du cobaye nous trouvons dans la substance corticale une masse réticulée composée de follicules et séparée de la périphérie par un grand sinus périphérique au lieu de plusieurs petits sinus comme les décrivaient les classiques anciens.
Dans la substance médullaire les cordons folliculaires et le système caverneux présentent également des dispositions un peu différentes. La nappe réticulée où se trouvent les follicules est composée elle-même de j cellules lymphatiques modérément tassées, compi'enant des lymphocytes typiques et quelques leucocytes mononucléaires. 11 n'y a jamais de cellules éosinophiles.
Pour ce qui concerne les follicules, les recherches modernes ont abouti à les diviser en deux variétés :
a. Une première variété comprend les cellules uniformes, les moins nombreuses, formées de lymphocytes tassés et rangés en séries concentriques par des figures de karyokinèse.
p. Une deuxième variété comprend des cellules à centre clair, ce sont les plus nombreuses. Dans les systèmes folliculaires on distingue deux portions :
1. Une portion périphérique composée de cellules uniformes, de lymphocytes tassés en forme d'anneau ou de fer à cheval ;
2. Une portion centrale dans laquelle on trouve les cellules claires signalées plus haut et qui sont plus volumineuses que les précédentes. Ces dernières cellules sont constituées par du protoplasma abondant entourant un noyau volumineux. Ces cellules se reproduisent très rapidement par kariokynèse. Le
, centre clair est appelé centre germinatif.
T. Cordons folliculaires.
Ces cordons contiennent trois sortes de cellules :