‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 592 sur 676 · III. Développeuient · texte numérisé non relu

III. Développeuient

Les auteurs classiques et modernes ne sont pas d'accord pour savoir quel est l'élément du ganglion qui joue le rôle principal dans le développement de celui-ci. De cette divergence d'opinions sont sorties deux théories.

a) Première théorie. — Pour Lauth, Breschet, Heugel le rôle principal dans le développement ganglionnaire revient aux vaisseaux 13'mphatiques qui existent avant que le ganglion lui-même soit formé.

Plusieurs vaisseaux lymphatiques se réunissent en plexus et ce dernier donne naissance au ganglion. L'organe entier de vaisseaux lymphatiques pelotonnés

s'entoure d'une membrane conjonctive avec ça et là < des fibres élastiques. De cette membrane partent les réseaux tîbrillaires qui servent de squelette au ganp;lion et dans les réseaux naissent les corpuscules lymphatiques (Ranvier).

b) Deuxit'mp théorie. — Pour les autres auteurs, la part principale dans le développement du ganglion revient aux cellules lymphatiques qui existent bien avant que les vaisseaux lymphatiques et le ganglion ne soient formés. Par leur activité de développement ces cellules l3^mphatiques modifient le tissu conjonctif au sein duquel elles sont placées. En eiïet, des cellules migratrices pénètrent dans les intervalles des fibres du tissu conjonctif, écartent ces fibres et lui donnent un aspect rétiforme puis réticulé.

Pour le professeur Cornil, qui partage celte deuxième théorie, les ganglions lymphatiques apparaîtraient dès le quatrième mois de la vie fœtale.

IV, Physiologie.

A. Circulation lymphatique.

Au point de vue physiologique, le ganglion est un plexus vasculaire situé sur le trajet des vaisseaux lymphatiques. La lymphe arrivant au ganglion par les vaisseaux efférents de la périphérie du ganglion circule dans le réseau compliqué du ganglion. Le cours de la * lymphe est de ce fait ralenti et ce retard de circulation assure un contact plus intime et plus prolongé de la lymphe avec les cordons folliculaires.

B. Rôle leugogypoiétique.

Pour les auteurs classiques le nombre des globules blancs contenus dans la lymphe est bien plus considérable à sa sortie qu'à son entrée dans le ganglion.

Pour Ranvier, les leucocytes subissent dans le ganglion un temps d'arrêt nécessaire pour qu'ils s'y multiplient au contact du système folliculaire.

1. Pour ces auteurs le système folliculaire ne constitue pas un système fermé. Les cellules endothéliales se laissent traverser par les cellules lymphatiques. Ces

cellules sont d'ailleurs attirées dans les follicules par l'oxygène que leur apportent les capillaires sanguins. A ce niveau les cellules lymphatiques se multiplient par division directe et celte multiplication est sous la dépendance de la suractivité fonctionnelle des cellules en présence de l'oxygène.

2. Pour d'autres auteurs, et en particulier Flemming, les follicules fabriqueraient de toute pièce des cellules l3^mphatiques qui se transforment en leucocytes mononucléaires et subissent ultérieurement la karyokinèse. Les cellules-filles, c'est-à-dire celles qui proviennent des cellules primitives, sont repoussées à la périphérie.

3. Pour Besançon et Labbé, le processus est le même que pour Flemming ; le système folliculaire est indépendant des voies lymphatiques. Les cellules du ganglion ont une action bien définie et qui varie suivant l'endroit du ganglion considéré. Au centre du ganglion les cellules lymphatiques sont en voie de division indirecte; à la périphérie on remarque une couronne de cellules lymphatiques sans karyokinèse. Ce sont les cellules-filles dont nous parlions précédemment.

Le système folliculaire ii'est donc qu'un lieu de passage ; c'est la partie active du ganglion qui fabrique les leucocytes jeunes de toute pièce. Les follicules et les cordons folliculaires sont donc comparables aux corpuscules de Malpighi.

L'activité des follicules et la formation des leucocytes, soit spontanément, soit par division indirecte, varie avec l'âge et diminue de plus en plus. Dans la vieillesse, comme nous l'avons vu, le ganglion est envahi par la sclérose, les follicules sont étouffés, il n'y a plus de production de leucocytes.

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