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IV. PÉRIODE DE TERMINAISON

Celte période présente deux symptômes caractéristiques qui peuvent^ du reste, apparaître plus tôt :

A. Les bubons.

B. Les charbons.

A. Les bubons peuvent occuper tous les ganglions lymphatiques, d'ordinaire ils atteignent les ganglions inguinaux, les ganglions axillaires, les ganglions poplités, les ganglions cervicaux.

Si la suppuration n'apparaît pas, la peau peut ne pas changer de couleur. Certains ganglions profonds comme les ganglions médiastinaux et iliaques peuvent être le siège de bubons.

11 peut arriver qu'avec l'apparition des bubons coïncident la chute de la température, de la moiteur de la peau et une sensation de bien être. L'apparition de ces symptômes est do bon augure.

Cependant la mort survient, souvent avant l'engorgement ganglionnaire.

B. Les charbons. — Dans la plupart des cas graves la peau se couvre :

De petites taches rougeâtres^ De véritables petechies, De pustules.

Dans les cas exceptionnellement graves, le corps est entièrement couvert de pustules de charbons, de taches noirâtres rappelant l'état extérieur d'un varioleux hémorrhagique.

Le nombre des charbons (eschares du derme et gangrène profonde) peut varier de 1 à 12. Ils siègent sur toutes les parties du corps sauf à la paume des mains et à la plante des pieds.

La mort dans ces cas apparaît au milieu de phénomènes ataxo-adynamiques.

Elle survient, en général, vers le quatrième ou cinquième jour.

Différentes formes de la peste.

A côté de cette forme habituelle on a décrit des formes gastro-intestinale (Yilm), pulmonaire, hémorrhagique, ataxique, adynamique, etc. Cette division est artificielle.

Enfm la peste peut être réduite à si peu de chose que le malade ne s'alite pas et ne présente guère que des bubons peu volumineux, à marche lente et facilement résorbables.

Cette forme bénigne est aussi appelée peste ambulatoire.

La convalescence est ici la règle.

La peste foudroyante tue en quelques heures, souvent sans qu'aucune manifestation locale ait eu le temps d'apparaître.

Pronostic*.

QUESTIONS d'internat

La peste est une maladie grave dont la lethalilc, quoique variable selon les épidémies était très élevée.

On a noté des mortalités de 95 pour 100.

La moyenne habituelle oscillait entre 50 et 60 pour 100 Nous verrons quelle amélioration le sérum anti-pesleux de Yersin a produite dans la mortalité de la peste.

Diagnostic.

Facile en temps d'épidémie.

Délicat quand il s'agit de cas isolés ou de cas bénins. Les principales affections avec lesquelles on peut confondre la peste sont les maladies typhiques, l'influenza grave, l'embarras gastrique, certaines formes de paludisme, divers états infectieux.

Les bubons, Les accidents cutanés,

Les phénomènes généraux (les bubons et les parotidites n'en ont guère), La marche de l'affection, doivent faire porter un diagnostic exact.

Traitement.

Avant la découverte du sérum anti-pesteux un vrai traitement de la peste n'existait pas. 11 se bornait à traiter les symptômes : antithermiques, adjuvants du cœur, stimulants, etc.

Sous la direction de Roux, Galmette Borrel et Yersin commencèrent vers 1894 l'étude expérimentale du microbe et la préparation d'un sérum préventif et curatif de la peste chez les animaux de laboratoire sensibles à cette affection. Cette étude fut continuée dans le laboratoire de Roux par les docteurs Batzaroff et Dujardin-Beaumetz. Les résultats de ces recherches aboutirent à la découverte de ce fait que, non seulement il était possible d'immuniser des animaux contre des doses mortelles de virus pesteux, mais que le sérum des animaux fortement immunisés était capable de prévenir et de guérir la peste chez d'autres animaux.

En 1895, première immunisation du cheval par injection de quantités croissantes de culture sur gélose dans les veines.

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