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IV. Complications suppuratives

La scarlatine prédispose aux suppurations ; nous avons vu d'ailleurs que le streptocoque joue un rôle si important . dans la plupart des manifestations secondaires de la scarlatine qu'on avait voulu faire de cette fièvre éruptive une affection d'origine streptococcique.

La plupart des appareils peuvent être le siège de manifestations suppuratives. Mais le plus souvent la suppuration s'installe dans les organes suivants :

A. Ganglions lymphatiques. Adénites. Bubons sgarlati-

NEUX.

11 est de règle de voir, dès le début de l'angine scarlatineuse, les ganglions rétro-maxillaires et sous-maxillaires s'hypertrophier.

Dans les cas simples, l'hypertrophie diminue peu à peu et disparaît sans avoir évolué vers la suppuration.

Dans les cas moyens, l'engorgement douloureux persiste un temps variable et disparaît lentement.

Dans les cas graves la tuméfaction ganglionnaire s'étend à tout le cou. Le tissu cellulaire et la peau sont empâtés, les douleurs vives, les mouvements du cou difticiles, voire impossibles, les phénomènes généraux graves. Au bout de quatre ou cinq jours en moyenne la tumeur se ramollit^ la fluctuation apparaît. L'incision donne issue à du pus fréquemment mélangé de tissu cellulaire sphacélé. La suppuration est longue et laisse après elle des cicatrices difformes.

Si l'adénopathie est profonde, le pus peut fuser vers la cavité rétropharyngienne, la gaine des vaisseaux, la plèvre, le médiastin, le péricarde, etc., et y donner lieu à des lésions fort graves (abcès rétro-pharyngiens, ulcérations des vaisseaux, abcès du médiastin, etc., etc.).

Quand Tinfection frappe les ganglions et le tissu cellulaire de la loge parotidienne, elle simule absolument la parotidite. L'autopsie révèle le plus souvent l'intégrité de la glande.

Entin chez les lymphatiques, elle peut laisser après elle des engorgements ganglionnaires chroniques du cou avec poussées aiguës intermittentes et dans tendance à la régression.

B. Séreuses.

Elles sont beaucoup plus rarement atteintes. Cependant on a observé :

a) Une pleurésie à évolution rapide :

Tantôt primitivement séro-fibrineusepuis purulente ; Tantôt purulente d'embléa.

b) La péricardite séro-fibrineuse, hémorrhagique ou fibrineuse ; quelquefois suppurée.

Elle peut être isolée et primitive ; Elle peut être associée à l'endocardite, à la pleurésie ; Elle peut être consécutive à une suppuration du cou qui a fusé dans le médiastin antérieur.

c) Arthrites suppurées. Leur étude trouve place dans les complications rhumatismales.

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