V. Coiiiplications liiiiiiiiilisiiiales
La nature de ces complications a été fort discutée. Peter pensait que la scarlatine ne faisait qu'éveiller la diathèse rhumatismale, il est à peu près admis aujourd'hui qu'il s'agit de pseudo-rhumatismes infectieux se rapprochant comme type clinique du rhumatisme blennorrhagique.
Quoi qu'il en soil, le rhumatisme scarlatin débute au cours ou au décours de la scarlatine, on peut en distinguer trois formes :
a) Polyarthrite aiguë séreuse non suppurèe à allures rhumatismales.
C'est le rhumatisme scarlatin proprement dit, il est en général peu intense et de courte durée. Il est, à l'ordinaire, dépourvu des symptômes généraux du rhumatisme ordinaire. Il disparaît rapidement sans laisser de traces.
b) Arthrite séreuse suppurèe secondairement .
La maladie débute comme la forme précédente, mais on assiste au bout de quelques jours à la transformation purulente de l'épanchement intraarticulaire, bien certainement par infection secondaire. C'est une complication fort grave sans tendance à la guérison spontanée.
c) Arthrite purulente d'emblée.
Dans ce cas, il s'agit souvent d'un véritable processus pyohémique avec délire et état comateux d'un pronostic d'autant plus grave que l'état général est d'ordinaire très profondément atteint.