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Les deux extrémités de chaque gaine se terminent en culde-sac. Constituées suivant le type général des séreuses, les gaines synoviales des doigts présentent un feuillet pariétal et un feuillet viscéral.
A. Feuillet parirlal. — Le teuillet pariétal est appliqué d'un côté sur la gouttière arthro-phalangienne, de l'autre sur la gouttière fibreus-.' qui, se superposant à la précédente, forme le canal ostéo-fibreux du doigt. Au niveau des phalanges le feuillet pariétal est uni au périoste, de telle sorte qu'il est presque impossible de séparer à cet endroit deux membranes distinctes i^Schwartz). Celte particularité explique le passage si fréquent de l'intlammation de la gaine au tissu osseux. Au niveau des articulations l'adhérence du feuillet pariétal est moins accusée ; au niveau de la tète des phalanges l'adhérence est nulle car le feuillet pariétal est séparé du tissu osseux par une petite masse de tissu cellulo-graisseux qui se continue jusqu'au cul-de-sac que forme vers le haut la synoviale de l'articulation des doigts ; de sorte que la gaine srreuse nest pas en rapport direct avec la cavité articulaire. Cette particularité explique pourquoi les articulations des doigts et des phalanges sont rarement prises dans les cas de panaris profonds. Le feuillet pariétal est bridé en avant par des libres transversales ou en sautoir qui le recouvrent. 11 est appliqué contre les articulations au niveau de celles-ci par les tendons qu'il enveloppe.
B. Feuillet viscéral. — Il est appliqué directement sur le tendon et l'environne sans le contenir, de façon à lui former une série de mésos par où pénètrent les vaisseaux et les nerfs destinés au tendon. Ces mésos sont de minces lamelles celluleuses que Weitbretch a décrites sous le nom de vincula tendinum. Au niveau de la première phalange on trouve chez l'enfant une lamelle quadrangulaire allant de la phalange au tendon. Cette lamelle se réduit chez l'adulte à une série de très minces cordons cellulo-vasculaires dirigés des bords latéraux de la phalange aux languettes du fléchisseur superficiel. Au niveau du tiers inférieur de la première phalange et de son articulation avec la d uxième. on vuit se détacher une lamelle triangul.iire, sagittale, à bord supérieur libre, concave, à bord tendineux adhérant aux languettes du fléchisseur superficiel, et possédant des fasci-
cules qui, pénétrant entre les languettes du fléchisseur superficiel, gagnent le tendon du tléchisseur profond. Au-dessous de l'insertion du fléchisseur profond on trouve encore un de ces mésos, triangulaire, parfois perfore ou réduit à de grêles filaments. Henle pense que les vincula tendineux jouent le rôle de freins ou de tenseurs des synoviales articulaires des phalanges. Ce rôle est peu en rapport avec la texture de ces lames cellulaires et il est plus rationnel de voir en eux des mésos appartenant au feuillet viscéral de la gaine digitale, et destinés à accompagner et à protéger les vaisseaux qui vont aux tendons. En outre, le feuillet viscéral, au niveau du cul-de-sac supérieur, se divise en trois gaines qui accompagnent les trois tendons fléchisseurs isolés. Au point de séparation des gaines endothéliales existe un petit cul-de-sac intertendineux.
C. Cul-desac inférieur. — Aux deux extrémités de la gaine le feuillet viscéral devenant feuillet pariétal forme un cul-de-sac annulaire dont l'importance et l'intérêt varient si l'on envisage le cul-de-sac inférieur ou distal et le cul-de-sac supérieur ou proxinial. La réflexion des feuillets au niveau du cul-de-sac inférieur se lait par un simple cul-de-sac annulaire sans grand intérêt.
D. Cul' de-sac supérieur. — Le feuillet pariétal se réfléchit en formant le cul-de-sac supérieur de la gaine digitale, puis descend le long du tendon du fléchisseur sur une longueur d'un centimètre environ pour constituer à ce tendon une gaine cylindrique complète. Peu après ce feuillet se replie, s'invagine sur lui-même, remonte le long du tendon qu'il vient de descendre puis passe enfin sur le tendon et devient feuillet viscéral à mi-chemin environ du point où il s'est replié et du grand cul-de-sac supérieur (Poirier). Cette disposition explique la présence d'un petit cul-de-sac surajouté, péri-tendineux, profond de 6 millimètres environ. Ce petit cul-de-sac péri-tendineux est plus profond à sa partie postérieure, et à ce niveau il passe transversalement sur le faisceau tendineux. Au contraire, à la partie antérieure et sur les hords latéraux, il est moins profond et se termine en pointe sur le tendon. L'endroit où il se termine est le point où commence le feuillet viscéral, réduit à sa couche endothélialc et adhérent au tendon.