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Urèthrite. — Elle est aiguë ou chronique

COMPLICATIONS DE LA BLENNORRII A G lE 2975

et s'accompagne d'une sensation de cuisson, de fréquence de la miction, de rougeur du méat, d'un léger écoulement verdàtre parfois sanguinolent. L'uréthrite est très fréquente chez la femme, mais n'entraîne pas l'ensemble de complications graves que nous avons énumérées chez l'homme.

2. Cystite. Pyélo-néplirite. — Ici nous rentrons dans la description laite déjà plus haut à propos du sexe masculin; mais ces complications sont extrêmement rares chez la femme.

(T. Complications générales.

A. Appareil locomoteur : rhUxMatisme blennorrha- GiQUE. — C'est la complication générale la plus fréquente de la blennorrhagie. Elle se présente aussi bien chez l'homme que chez la femme, est plus fréquente pendant la période d'activité sexuelle, peut être déterminée par un traumatisme ou l'action du froid en présence d'une blennorrhagie. L'abondance de Técoulement aurait une grande importance pour Rollet, aucune pour Fournier. Cette complication comporte l'étude de l'arthralgie, de l'hydarthrose, de l'arthrite aiguë et de l'arthrite supposée.

<^. Arthralgie. — Simples douleurs articulaires ; elle ne présente rien d'anormal à l'examen de la jointure douloureuse qui conserve la totalité de ses mouvements. La douleur très vive le matin peut diminuer ou disparaître dans la journée ; elle peut intéresser plusieurs articulations, être vague et ambulante ou persistante et rebelle ausalicylate de soude.

p. Hydarthrose. — Cette complication a une prédilection marquée pour le genou. Le début est brusque et caractérisé par un épanchement très abondant dans l'articulation. Les téguments sont normaux et indolents, la pression éveille des douleurs légères, il n'y a pas de troubles généraux. Laboulbène a étudié le liquide de cette variété d'hydarthrose. Il a trouvé un liquide jaune foncé,

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constitué par de la sérosité visqueuse alcaline, louche, purulente, sans mucine, tandis que le liquide de rhydarthrose ordinaire est un simple mélange de synovie avec un liquide séro-tibrineux citrin, analojj;'ue à celui de la pleurésie aiguë. La marche est extrêmement lente, chronique; elle présente parfois quelques poussées aiguës qui donnent à l'alTeclioii les allures du rhumatisme vulgaire, mais ne présente pas de généralisation, pas de mobilité de localisation. La guérison est beaucoup plus difficile que dans le rhumatisme vulgaire.

y. Arthrite aiguë. — Celte complication a été soigneusement mise en lumière par Duplay et Brun. Elle est souvent précédée par l'arthralgie qui constitue la période d'invasion; puis brusquement des phénomènes aigus se montrent. Le malade est réveillé par une douleur soudaine accompagnée de gonflement rapide entraînant la déformation de l'articulation prise, rimpotence fonctionnelle du membre. La douleur, très vive dès le début, garde longtemps son intensité et se calme peu par le repos ; elle est plus aiguë la nuit, devient atroce dans les mouvements provoqués, s'exaspère par un contact quelconque. La tuméfaction est appréciable surtout au niveau des culsde-sac qu'elle dépasse souvent ; elle est causée par l'inflammation des tissus péri-articulaires, par l'infiltration du tissu cellulaire, par le gonflement des extrémités osseuses (Lasègue). La rougeur apparaît bientôt; la température locale s'élève. Il n'y a pas de sueurs, les urines sont normales, mais les symptômes généraux sont à peu près les mêmes que dans le rhumatisme articulaire aigu (Besnier). La rétrocession des accidents peut s'opérer à cette période ; mais lorsque ceux-ci s'accentuent, on note des mouvements de latéralité et de rotation anormaux dans l'articulation atteinte. L'arthrite aiguë se termine le plus souvent par l'ankylose plastique ou avec production de jetées osseuses et hj'-perostose épiphysaire.

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0. Arthrite sitppiirèe. — Complication assez rare, mais d'une gravité toute particulière. Eisenmaun cite un cas de mort par infection purulente.

B. Complications aiîarticulaires.

1. Synovites tendineiises , très communes, caractérisées par une tuméfaction qui se meut avec un tendon, par une douleur réveillée par les mouvements, par un œdème péri-synovial, par sa tendance aux récidives.

'1. Ilygroma aigu et subaigii, siégeant au tendon d'Achille, à la rotule, à Facromion, à l'ischion, à l'olécrane.

3. Pèriostite, ayant pour siège de prédilection l'extrémité inférieure du radius et du cubitus et les os du carpe. Fournier en distingue deux variétés dont l'une est de la pèriostite simple, et la seconde une pèriostite avec ossification consécutive.

4. Alyopathies. — Ce sont des myalgies, des atrophies musculaires, des contractures siégeant au niveau du sterno-cléido-mastoïdien et entraînant du torticolis.

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