‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 663 sur 676 · A. CONTRACTILITÉ DES CAI'ILLAIRES · texte numérisé non relu

A. CONTRACTILITÉ DES CAI'ILLAIRES

Les anciens physiologistes faisaient avec Bichat volontiers jouer un rnle actif aux capillaires qu'ils croyaient très contractiles et qu'ils considéraient comme lui cœur pn'i.p/in'iq?fc. Tl faut tenir compte des connaissances acquises sur la structure des capillaires pour comprendre que tous les phénomènes de dilatation ou de resserrement qu'on y observe sont purement passifs et résultent de phénomènes semblables dont les artérioles ou les veinules sont le sièire actif. Mais avant tout il faut savoir que les capillaires ne sont pas contractiles.

Cependant le capillaire étant formé de cellules protoplasmiques, celles-ci qui ont gardé tous les caractères du protoplasma peuvent sous telle ou telle influence changer de forme et modifier ainsi plus ou moins la lumière du vaisseau. C'est dans ce sens qu'il faut comprendre Texpression de contractilité des capillaires.

B. Circulation et diapédèse au niveau des capillaires.

a) Sur les capillaires du mésentère de la grenouille, examinés à un grossissement de son diamètre environ, on est frappé tout d'abord de ce fait que les globules sanguins s'y meuvent avec des vitesses assez différentes, suivant qu'on les examine dans l'axe ou vers la paroi du capillaire : ceux qui sont près de l'axe du vaisseau ont une vitesse beaucoup plus grande que ceux qui sont juxta-pariélaux. L'explicalion de ce fait est donnée facilement par l'aJhérence du liquide aux parois du conduit.

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b) Quand la circulation est assez ralentie pour qu'on puisse distinguer facilement les globules blancs et rouges, on remarque le nombre relativement grand des globules blancs dans la couche adhésive juxtapariétale ; c'est qu'en effet les leucocytes, arrivés au voisinage de la paroi, au lieu de glisser comme l'hématie, y adhèrent véritablement et manifestent à son contact une excitabilité particulière, des propriétés sarcodiques spéciales qui ont fait comparer le leucocyte à une véritable amibe.

En effet, un certain nombre des leucocytes ainsi fixés à la paroi ne rentrent pas dans la circulation, mais s'insinuent à travers la tunique capillaire qu'ils traversent pour émigrer dans le tissu coijonctif ambiant. C'est le phénomène dit de diapédèse découvert par Cohnheim, en 1867. Cet auteur en faisait surtout un phénomène d'inflammation, mais il est bien démontré aujourd'hui qu' « il se produit aussi normalement quoique sur une échelle moindre que dans le processus inflammatoire ». (M. Duval.)Il consiste essentiellement en un travail amiboïde, « par lequel un globule blanc émet un pseudopode qui traverse/ la paroi capillaire, émerge en dehors du vaisseau, et par lequel toute la substance du globule passe graduellement dans ce pseudopode, A un moment donné, il ne reste plus rien du globule dans l'intérieur du vaisseau ; la diapédèse de cet élément est accomplie. » (M. Duval.)

Quelquefois, vers la fin de l'observation, on voit quelques globules rouges s'engager dans les perforalions de la paroi produites par le passage réitéré des globules blancs, mais c'est un acte tout passif déterminé par la pression sanguine et l'existence de la perforation et qui ne ressemble en rien à la diapédèse des globules blancs.

c) Une autre remarque importante dans l'observation de la circulation capillaire est la coiitinuité, la régularité du courant sanguin dans les capillaires (abstraction faite des ralentissements ou des arrêts qui sont sous la dépendance d'accumulations locales de globules obstruant certaines voies) ; elle est à opposer à Tinter-

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miltence du canal artériel. Cette transformation résulte des résistances considérables que le sang éprouve dans son passag'e à travers les petits vaisseaux. La vitesse moj^enne y est de un demi-millimètre par seconde ; la pression au niveau des capillaires des doigts, de 37 millimètres de mercure environ.

d) L'activité de la circulation capillaire est sous la dépendance immédiate de la pression sanguine artérielle, elle-même réglée par le système nerveux vasomoteur. (V. Artères.

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