‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 664 sur 676 · C. Circulation dérivative · texte numérisé non relu

C. Circulation dérivative

D'après quelques auteurs les capillaires ne suraient pas la seule voie de passage des artères aux veines. D'après les recherches de Sucquelet de Péan, la communication du cône artériel avec le cône veineux se ferait parfois sans l'intermédiaire des capillaires à l'aide de petits vaisseaux intermédiaires visibles à l'œil nu et très riches en éléments musculaires ; ces vaisseaux se contracteraient à certains moments, tandis que, dans d'autres circonstances, ils laisseraient par leur dilatation un passage très facile au sang artériel qui irait directement se jeter dans les veines, la circulation capillaire étant réduite à son minimum ; de là le nom de circulation dérivative. Cette disposition que tous les anatomistes sont loin d'admettre se rencontrerait plus spécialement vers l'extrémité unguéale des doigts et des orteils, dans la muqueuse des fosses nasales et de la langue, etc.

D. Les capillaires sont des vaisseaux essentiels en

PHYSIOLOGIE

Distribués en réseaux serrés, munis de parois fort minces, creusés en plein parenchyme glandulaires, le cours du sang s'y effectuant avec lenteur, les capillaires sont admirablement disposés en vue des phénomènes d'os mise vis-à-vis des liquides et des gaz. C'est à leur niveau que se font les échanges entre le sang et les tissus, et que les éléments anatomiques vivent dans le milieu intérieur du sang. Claude Bernard a nettement démontré qu'une substance n'agit sur l'organisme que

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lorsqu'elle arrive dans le réseau capillaire au contact des éléments anatomiques et l'on peut dire que tout le reste de l'appareil circulatoire n'existe qu'en vue de la circulation capillaire.

Les gros vaisseaux, les artères, les veines ne sont que les rues qui nous permettent de parcourir une ville ; mais avec les capillaires nous pénétrons dans les maisons où nous pouvons observer directement la vie, les occupations, les mœurs des habitants. (Claude Bernard).

SÉMÉIOLOGIE DE L'ŒDÈiME

Ifiihlio§;raphie : Manuel de médecine. — Traité de médecine. — Dieu- LAFOY. Pathologie interne. — Quatre agrégés. OEdhne malin. Reclus. — Leguoux. Article Œdinne du Dictionnaire enci/clojjcdiqiie des sciences médicales, 1880. — Vimont. Thèse Paris. 1890. — Courtois Suffit. Œdème aigu de la peau. Gazette des hôpitaux, août 1890.

Définition. — Division.

On entend par œdème Tinliltration séreuse des tissus. Par son siège, l'œdème est sous-cutané, sous-muqueux, viscéral ou cavitaire. Ce dernier comprend l'ascite, l'hydrotliorax, i'hydropéricarde,! liydrocéphalieJ'hA'drocèle, Thydarthrose, atï'eclions inséparables de l'étude pathologique des organes où se fait Tépanchement séreux.

L'œdème viscéral fait partie de la pathologie générale, mais les accidents auxquels il donne lieu dans le larynx, le poumon, le cerveau sont tellement particuliers qu'ils nécessitent une description spéciale.

L'infiltration hydropique du tissu cellulaire sous-tégumentaire quelle qu'en soit la cause, se prête seule à une description d'ensemble dans laquelle l'analyse clinique donne à l'enquête étiologique ses plus précieux éléments : c'est cette étude que nous allons entreprendre.

L'œdème est généralement localisé (face^ prépuce, malléoles) ; lorsqu'il est généralisé, il prend le nom d'anasarque ; œdème et hydropisie sont des termes synonymes, mais le premier tend à se substituer au second.

Nous envisagerons successivement :

A. La symptomatologie générale de l'œdème ;

B. L'étude clinique et étiologique de l'œdème ;

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