Veines
Mais de toutes les lésions vasculaires, les lésions veineuses sont les plus hydropigènes.
Les compressions veineuses, les phlébites et les thromboses provoquent de l'œdème dans le territoire de la veine atteinte.
a. Le type le plus frappant est réalisé dans le cours de la phlegmaiia alba dolens dont le principal signe est un œdème blanc, douloureux, dur, qui diminue fort lentement même après la disparition de la lésion veineuse.
p. Les varices provoquent également un œdème d'origine aussi bien nerveux que veineux.
ï. Les oblitérations des veines caves donnent lieu à un œdème limité pour la veine cave supérieure (tumeurs du médiastin) à la moitié susdiaphragmatique du corps : pour la veine cave inférieure (thromboses, tumeurs abdominales) à la moitié inférieure.
0. Les lésions des vaisseaux lymphatiques produisent aussi de l'œdème. L'œdème des lymphangites atteint son maximum dans l'érysipèle.
Dans les lymphangites chroniques, la filariose, l'œdème, surtout aux membres inférieurs, aboutit aux lésions de la pachyderraie et de l'éléphantiasis.
IL Œdème dans les maladies du rein.
Dû dans ces différentes affections à la fois à l'état du sang, aux lésions des capillaires périphériques (Dieulafoy) et enfin à l'action du système nerveux, l'œdème peut être classé sous deux grands types cliniques ;
1. OEdèmes au cours des néphrites conjonctivo-vasculaires à localisation interstitielle^ à caractère scléreux, à tendance chronique.
2. OEdèmes dans les néphrites parenchymatenses à marche rapide, à tendance inflammatoire.
1. Dans le premier groupe l'œdème est tardif, léger, mobile^ transitoire ; il se localise de préférence dès le début sur le prépuce, les malléoles, les paupières ; il est peu marqué, sans troubles fonctionnels, ce qui fait qu'il passe souvent inaperçu.
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Il s'accompagne des autres symptômes (céphalée, polyurie, etc.) des lésions interstitielles du rein.
2. Dans le second groupe, l'œdème est précoce, abondant, relativement stationnaire et durable ; il débute aux malléoles et remontant rapidement aboutit à l'anasarque : d'une blancheur mate, la peau est lisse, tendue, luisante ; la pression 5^ détermine un godet profond longtemps persistant : cet œdème en effet est mou.
En clinique tous les degrés s'observent depuis l'anasarque généralisé du second groupe jusqu'aux œdèmes fugaces du premier. Les symptômes fonctionnels varient également suivant le degré de l'œdème. Dans les formes moyennes, c'est surtout la marche et la miction qui se trouvent entravées. Mais ce sont les œdèmes viscéraux qui expliquent les désordres les plus graves (œdèmes de la plèvre, du poumon, du larynx, des méninges).
11 faut cependant savoir que ces deux formes que nous venons de décrire peuvent se transformer l'une dans l'autre.