III. Description clinique
Nous prendrons comme type la paralysie générale d'origine périphérique.
Le nerf facial est un nerf exclusivement moteur, mais ses anastomoses avec les branches du trijumeau dans l'aqueduc de Fallope expliquent les troubles de la sensibilité générale et spéciale qui peuvent accompagner sa paralysie.
A. Paralysie motrice.
La paralysie du nerf facial est presque toujours totale, à moins, ce qui est exceptionnel, qu'une des branches terminales soit seule intéressée.
a) Signes physiques : faciès.
a. Au repos. La moitié paralysée du visage est reportée en avant, les traits sont déviés ; les sillons normaux, en particulier le sillon naso-labial du côté paralysé, sont efïacés,la joue parait plus pleine, la commissure labiale est tirée du côté sain. L'œil du côté malade paraît plus largement ouvert par prédominance d'action du releveur de la paupière. On peut parfois constater la déviation de la langue, du nez ou de la luette. (V. Nerf facial, physiologie).
p. Mouvements. Si alors on commande au malade de siffler, de parler, s'il rit ou s'il pleure, on constate une arythmie manifeste entre les deux moitiés du visage ; toute la moitié paralysée reste immobile, sans expression : la paralysie faciale est par excellence une paralysie de la mimique.
b) Signes fonctionnels.
a. L'occlusion complète du globe oculaire est impossible ; mêmependantlesommeilla sclérotique et le segment inférieur de l'iris restent découverts (lagophtalmie), d'où conjonctivite possible.
p. La paralysie du muscle de Horner détermine de l'épiphora, du larmoiement.
Y- La paralysie des divers muscles de la bouche rend la parole embarrassée, le sifflement difficile, la succion impossible.