La paralysie du buccinateur amène une cer
taine gêne de la mastication, elle provoque d'autre part la flaccidité de la joue qui flotte pendant l'expiration, « le malade fume la pipe ».
B. Troubles sensoriels.
a) Troubles du goût. Ils sont multiples.
a. Tantôt diminution ou retard notable des sensations gustatives au niveau du tiers antérieur de la langue du côté paralysé, dans la région qui, d'après Schiff et Lusana, doit sa sensibilité générale au lingual, sa sensibilité spéciale à la corde du tympan.
p. Tantôt saveur métallique ou acide.
Y. La salive peut être supprimée du côté paralysé dans les cas de paralysie périphérique. Il est probable que les filets sécréteurs accompagnent le facial depuis le cerveau jusqu'au petit pétreux superficiel et à la corde du tympan. Nous verrons que le ptyalisme, quand il existe dans la paralysie faciale, est un signe presque certain de lésion cérébrale en foyer.
b) Troubles de l'ouïe.
Indépendamment des troubles que l'on peut constater comme conséquence d'une otite concomitante ou d'une altération de la huitième paire au niveau de la base du crâne, on note parfois une hyperacousie auditive provoquée probablement par la paralysie du muscle interne du marteau et du muscle de l'étrier.
Ainsi, comme le fait remarquer Grasset, la paralysie de la septième paire, malgré les troubles des sens qui peuvent raccompagner, est une paralysie exclusivement motrice, puisque les désordres de la sensibilité spéciale sont liés à la paralysie des muscles affectés aux organes des sens, muscles de l'aile du nez, orbiculaires, muscles du marteau, de l'étrier, muscles papillaires de la langue. Nous verrons toutefois que cette remarque comporte quelques restrictions.