II. Musculeuse
A. Historique. N'est bien connue dans ses détails que depuis une date relativement récente.
Bauhin, en 1605, le premier y distingua nettement des libres transversales circulaires et des libres obliques.
Helvétius, en 1719, en lit une description détaillée et représenta une couche longitudinale, un plan en forme de ruban qui entoure le côté gauche du cardia, un plan profond ou circulaire et enfin des fibres propres à la grosse tnbérosité formant des cercles concentriques allant en diminuant de la base au sommet. Il avait interverti l'ordre de leur superposition.
Tl faut arriver à Galeati (1746), Bertin (1761), pour avoir une description plus conforme à la réalité des choses.
B. Actuellement on admet que les couches musculaires se divisent en trois plans dont l'épaisseur totale est d'à peu près 1 mm. sur les faces, 4 mm. vers le pylore. Toutes les libres qui les constituent sont lisses.
a) Le premier plan plus superficiel représente la continuation au niveau du renflement gastrique des fibres longitudinales de la tnnique musculaire du tube digestif. Ces fibres forment une série de tractus continus étalés à la surface de l'organe et allant d'un orifice à l'autre. En même temps elles décrivent une série de courbes à convavité supérieure. Ces fibres constituent ainsi en s'épaississant ce que l'on a appelé la cravate de suisse entourant le côté droit du cardia par une anse dont les chefs disparaissent près du pylore après avoir suivi la petite courbure.
b) La couche moyenne circulaire est formée en se rapprochant de la cavité gastrique par une série d'anneaux musculaire. Cette couche s'épaissit en allant vers le pylore où elle contribue à former le sphincter pylorique.
C'est seulement au niveau de cet orifice que l'on peut différencier les deux plans longitudinal et circulaire. Ailleurs l'enchevêtrement est tel qu'il faut beaucoup de patience pour les reconnaître ; il est très facile de comprendre que les anatomistes aient si longtemps hésité.
c) La confusion est d'ailleurs augmentée par la couche la plus profonde, composée de faisceaux elliptiques et paraboliques à cheval sur-la grande courbure : ces faisceaux sont probablement des fibres du deuxième plan ayant subi un déplacement considérable. Beaucoup <J<' ces fibres s'inséreraient à la tunique sous-muqueuse
llulaire par de petits tendons élastiques.