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Les unes ont un contour uniformément granuleux

2. Les autres sont des cellules calicif ormes ouvertes ou fermées ;

3. Les troisièmes et les plus nombreuses en voie de transformation muqueuse présentent plusieurs zones.

Une partie profonde, granuleuse, vivement colorée par les réactifs, contient un noyau ovoïde allongé.

Une partie superficielle plus ou moins gonflée presque homogène, sans contours bien nets, claire, transparente, formée par du protoplasma entrain de subir la transformation muqueuse. Enfin le mucus une fois formé s'échappe de la cellule, fait hernie, forme une paroi muqueuse continue, qui soustrait complètement les cellules épithéliales elles-mêmes ainsi que les tissus rous-jacents à l'action du suc gastrique.

Y- On trouve entre les cellules muqueuses et le basement membrane des éléments cellulaires arrondis ou ovales, quelquefois réunis en groupes. La signification de ces éléments n'est pas encore fixée ; pour certains auteurs, ce sont des cellules de remplacement, pour d'autres ce sont des cellules migratrices.

8. U ne membrane basale sépare l'épithélium du chorion de la muqueuse. Sa nature est très

discutée, continue pour les uns, elle serait fenêtrée pour d'autres. Debove en fait un endothélium sous-épithélial.

b) Glandes.

Forment une couche nettement limitée occupant la plus grande partie de la muqueuse. Pressées les unes contre les autres, elles laissent libres des espaces à peine suffisants pour le passage des vaisseaux, des nerfs et des éléments musculaires du derme muqueux.

Elles présentent chacune un canal excréteur, un collet, une partie sécrétante.

Dans la région pylorique, leur moitié supérieure est formée de tubes parallèles et juxtaposés de couleur claire, leur moitié inférieure plus sombre est irrégulièrement bosselée. Le nombre de leurs divisions est plus restreint que dans les glandes de la région cardiaque et la dénomination de glaudes ramifiées qui leur avait été donnée est inacceptable. 11 en est de même de la dénomination de glandes à mucus puisqu'elles sécrètent aussi de la pepsine. Nous les appellerons simplement glandes pyloriques .

Dans la région cardiaque elles sont simples ou ne possèdent que deux ou trois branches. Nous les appellerons glandes cardiaques.

b,) Glandes cardiaques.

a. L'épithélium de ces glandes est formé de deux variétés de cellules.

1. De cellules dites principales (lïeidenhain), limitant par leur extrémité interne la lumière du conduit, appuyées par leur extrémité exlerne à la membrane basale. Ce sont des éléments muqueux très pauvres en albumine ; comme elles

sont mal limitées, on les a aussi nommées cellules adélo?norphes(Ro\let), et à cause de leurs caractères physiologiques supposés cellules à pepsine ;

2. De cellules dites bordantes (Heidenhain), dèlomorphes (Rollet), bien limitées, placées entre les cellules précédentes et la membrane basale soulevant dans certains cas cette dernière, aboutissant parfois à la lumière du canal ; arrondies, polygonales ou elliptiques, finement granuleuses, riches en albumine, elles se laissent facilement distinguer des cellules principales ; soupçonnées de produire l'acide du suc gastrique, on les a aussi appelées (Langley) cellules oxynliques.

p. Ces deux variétés de cellules occupent des régions spéciales du tube glandulaire qui peut être divisé en trois parties :

1° Orifice ou canal excréteur cratériforme, tapissé par un épithélium semblable à celui de l'épithélium superficiel avec, par places, quelques cellules bordantes isolées ;

2° Col (pièce intermédiaire externe de Hollet), présente de nombreuses et volumineuses cellules bordantes et entre elles des cellules principales ;

3° Corps (pièce terminale de Rollet), tapissé de deux espèces de cellules ainsi disposées :

Les cellules principales limitent seules la lumière du canal.

Les cellules bordantes tapissent la membrane basale et tendant à faire saillie au dehors donnent à la glande un aspect bosselé.

b2) Glandes pyloriques, ont un aspect très différent des glandes cardiaques.

a. Le tube excréteur esta la fois long et large, tapissé par un épithélium superficiel, il pénètre profondément dans la muqueuse.

p. A partir du collet dans le corps et les culs-de-sac glandulaires, l'épithélium change d'aspect, il est moins allongé et prend une forme plus régulièrement cylindrique.

1° A l'état de repos glandulaire, les cellules se remplissent de granulations et prennent l'aspect des cellules principales, d'ailleurs Hcidenhain a montré que ces cellules sécrétaient de la pepsine ; pour Ebstein, la région pylorique serait essentiellement une région à cellules principales ;

2° A l'état d'activité, les granulations disparaissent, les cellules s'affaissent.

7. Parmi les cellules il en est quelquesunes qui se colorent plus vivement en noir sous l'influence de l'acide osmique (Nussbaum) et qui par ce fait pourraient être assimilées aux cellules bordantes.

Cette distinction n'est pas admise communément, car la coloration par l'acide osmique sauf pour les graisses peut être trop variable.

b3) D'ailleurs les deux ordres de cellules bordantes et principales que nous avons décrites comme si différentes, sont-elles vraiment indépendantes ou représentent-elles simplement les divers stades d'un seul et unique élément cellulaire ? Cette dernière opinion est la plus généralement admise

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depuis les travaux de Trinkler, Edinger, Pilliet, car :

a. Des formes de transition entre ces deux éléments cellulaires auraient été constatées.

p. L'étude du développement montre un élément]cellulaire unique, initial, d'où dérivent par transformations graduelles les deux variétés précédentes.

Y- \J anatomie comparée enseigne que parmi les vertébrés certains mammifères seuls possèdent les deux espèces de cellules, chez les oiseaux, les reptiles, les chéloniens et les batraciens on ne distingue qu'une seule espèce de cellules qui possèdent des caractères mixtes.

ô. Enfin la physiologie, malgré ses efforts, n'a pas pu établir entre ces deux variétés de différence fonctionnelle vraiment précise.

Il semble que l'on soit en droit de conclure :

1° Que les glandes stomacales ne renferment qu'une seule sorte d'éléments cellulaires pouvant affecter des formes diverses suivant le stade de leur évolution pendant lequel on les examine.

2° Que les cellules bordantes représentent les éléments jeunes, les cellules principales les éléments adultes(rappelons cependant qu'Edinger soutient la doctrine inverse).

3° Qu'enfin l'élaboration de la pepsine commence dans les cellules bordantes et atteint son maximum d'intensité dans les cellules principales.

c) Chorion.

Tissu conjonctif plus ou moins riche en

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libres élastiques, peu abondant en somme, car les glandes occupent à peu près toute l'épaisseur de la muqueuse.

Dans la zone interglandulaire, le stroma est aréolaire, moins dense, il adhère aux tubes glandulaires si intimement qu'il est souvent difficile de les isoler.

Dans la zone sous-glandulaire qui sépare le fond des glandes de la musculaire muqueuse, le tissu conjonctif est plus dense.

11 prend en certains points un aspect réticulé qui le rapproche du tissu lymphoïde ; on peut même noter la présence d'amas formés par ce tissu réticulé, amas qui soulèvent la muqueuse et constituent des follicules clos semblables à ceux de l'intestin ; c'est dans la région pylorique, surtout chez les jeunes sujets qu'existent des amas lymphoïdes.

d) Musculaire muqueuse.

On trouve également dans le derme de la muqueuse stomacale un appareil musculaire assez compliqué, constitué par une nappe de fibres musculaires lisses qui occupe la partie la plus profonde de la muqueuse et la sépare de la sous-muqueuse. C'est la musculaire muqueuse faisant suite à celle de l'œsophage.

De la muscularis mucosœ se détachent des faisceaux qui,, s'élevant dans la muqueuse, entourent les glandes d'un lacis plus ou moins serré et vont constituer entre les canaux excréteurs, au-dessous de la membrane basale, un réseau intermédiaire.

A. Artères.

a) Afférentes.

a. Coronaire stomachique de tronc cœliaque.

p. Pylorique d'artère hépatique.

Y. Gastro-épiploïque droite d'artère hépatique.

o. Gastro-épiploïque gauche d'artère splénique. £. Vaisseaux courts d'artère splénique.

Ces artères forment deux arcades le long de grande et de petite courbure, d'où naissent :

b) Effèr entes.

*. Rameaux gastriques, pour parois de l'estomac. p. Rameaux épiploïques, pour épaisseur de grand épiploon.

c) Terminaisons .

a. Réseau sous-glandulaire plexiforme.

p. Réseau péri-glandulaire.

Y. Réseau sous-épithélial immédiatement audessous del'épithélium superficiel. Chaque rameau artériel conserve une certaine indépendance, les anastomoses y sont rares, il a en somme assez sensiblement le type terminal, d'où les ulcéralions fréquentes par obstruction d'un rameau (Virchow, Hayem).

B. Veines.

a) Origines.

a. Réseau sous-épithélial, rayons d'une étoile convergeant vers un point central d'où part un petit rameau veineux.

p. Rameaux veineux interglandulaires vont se jeter dans le

Y. Réseau sous-glandulaire plexiforme dont les efférentes vont se jeter dans le

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