‹ Recueil de questions d'internatChapitre 132 sur 713 · C. Types basés si r le raccourcissement ou l'allongement · texte numérisé non relu

C. Types basés si r le raccourcissement ou l'allongement

DE l'ÉVOLUI ION.

Fièvre typhoïde abortive, typhus levissimus, typhus abortif (Lebert).

v. La dénomination de- levissimus se rapporte

moins au caractère léger de l'expression sympto-» matique «ju'.i la courte durée de la maladie, au développement incomplet du processus.

L'invasion est bsusque, fébrile; <>n a les

ne. ordinaires d'une dothiénentérie légère

courbe de la température, épistaxis, diarrhée,

gonflement de la rate, exanthème rosé), puis du septième au quatorzième jour, la maladie tourne court.

C'est une fièvre typhoïde qui brûle ses étapes et qui, comme le dit Jaccoud : « se comporte à l'égard du typhus abdominal comme la varioloïde à l'égard de la variole ».

Y. Dans ces cas, l'évolution microbienne avorte, les lésions des plaques de Peyer se résolvent sans s'ulcérer.

o. Fréquence 18 p. 100, se rencontre surtout chez les enfants et dans certaines épidémies.

b) Fièvre typhoïde prolongée ou traînante.

a. Durée anormale d'une des trois périodes, peut se prolonger jusqu'à soixante-dix et même quatre-vingt-dix jours.

p. Trousseau disait : « On a souvent décrit sous ce nom des fièvres typhoïdes à rechutes subintrantes. »

Y- L'anathomie pathologique et la bactériologie sont venues montrer la justesse de cette conception.

1° Dans ces cas, l'évolution microbienne ne se fait pas d'une pièce, mais par poussées successives comme l'érysipèle.

2° Les lésions observées ne sont pas contemporaines ; les unes sont ulcérées, les autres sont cicatrisées.

3° La période d'état peut ainsi se prolonger pendant plusieurs semaines. Prolongation d'état, recrudescence, rechutes correspondant à un môme phénomène : évolutions subintrantes, successives, consécutives des germes typhiques.

4° La bactériologie a montré la persistance du bacille typhique dans l'économie pendant plusieurs mois après la convalescence : vésicule biliaire (Dupré), lésion ostéo-périostique (Orlof Wratsch, pus d'abcès).

D. Types rasés sur un mode de dérut spécial.

a) Pneumo-typhoïde .

a. On doit entendre sous ce terme : « les pneumonies d'ailleurs rares qui marquent le début de la fièvre typhoïde et dont les symptômes dépassent le plus souvent en intensité les symptômes gastrointestinaux, si bien que la détermination principale de la fièvre semble se faire d'emblée sur le poumon plutôt que sur le tube digestif. »

Cette forme a fait l'objet d'études récentes (Philippeu) et on peut, avec cet auteur, en distinguer trois types :

1° Fièvre typhoïde compliquée de pneumonie, soit par localisation anormale du bacille d'Eberth, soit par infection secondaire.

2° Pneumonie lyphique ou infection typhique pulmonaire primitive. Dans le premier septénaire on a des signes de pneumonie avec symptômes généraux graves (grosse rate, albuminurie forte), ensuite les phénomènes pulmonaires disparaissent et font place aux symptômes typhoïdes habituels.

3° Pneumo-typhus proprement dit. L'évolution morbide est d'un bout à l'autre celle d'une pneumonie et cependant la réaction agglutinante est positive, ce qui amène l'auteur à se demander si un certain nombre de pneumonies graves ne sont pas des manifestations typhiques.

b) On peut décrire de même : pleuro-typhoïde, laryngo-typhoïde, pharyngo -typhoïde, etc.

I. Formes basées sur les eoiulitions physiologiques ou pathologiques propres au sujet.

A. Age.

Ai. Fièvre typhoïde chez 1rs enfants.

a) Anatomiquement.

a. Infiltration molle des plaques de Peyer d'où

ulcérations, perforations, hémorragies, péritonites rares.

p. Tuméfaction des ganglions mésentériques.

b) Cliniquement.

a. Surtout fréquente de cinq à dix ans. Mais on Fa rencontrée dès la première année et même à six mois (Panole).

p. Langue humide, diarrhée rare, vomissements fréquents, ballonnement exceptionnel, hyperthermie marquée.

Y. Peu de délire, convulsions possibles. o. Eruption discrète ou absente, sudamina presque constants.

e. Amaigrissement rapide et profond.

Ç, Complications fréquentes.

1° Pulmonaires redoutables.

2° Infections secondaires fréquentes (diphtérie, fièvre éruptive, coqueluche, tuberculose, etc.).

3° Rechute assez fréquente.

7). Pronostic cependant moins grave qu'à un âge plus avancé.

île

A2, Fièvre typhoïde chez les vieillards.

Deux caractéristiques : Symptomatologie anormal* dominée par Yadynamie ; pronostic extrêmement grave, mortalité très grande ; en cas de guérison, convalescence traînante, complications fréquentes (érysipèlest parotidites , hémorragies, etc.).

B. PUERPÉRALITK.

a) La grossesse comme l'avortement n'exercent dans la majorité des cas aucune influence sur la marche de la fièvre typhoïde.

b) La fièvre typhoïde constitue au contraire une très grave complication de la grossesse.

a D'une façon générale la fréquence de l'avortement est proportionnelle à la gravité de la typhoïde.

p. Les causes en sont multiples.

1° Les altérations anatomiques des parois de l'œuf.

2° La mort du fœtus qui peut survenir par

hyperthermie, par troubles de l'hématose, par

infection directe transplacentaire, par lésions

du placenta.

y. Il faudra se garder de confondre fièvre typhoïde

au cours de grossesse non interrompue avec :

1° Fièvre propre aux femmes enceintes : observation prolongée, courbe thermique, pas de taches rosées.

2° Fièvre puerpérale : anamnestiques spéciaux, examen de l'appareil génital, courbe thermique.

Page 1