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C. Période d'état

Caractérisée par la température en plateau, l'accentuation de l'état typhoïde, les taches rosées lenticulaires.

a. Troubles nerveux, la céphalalgie diminue, les autres symptômes nerveux s'accentuent (stupeur, faciès typhique, soubresauts, prostration, carphologie, cris brefs, plaintes, délire);

p. Les troubles digestifs augmentent :

1° Les muqueuses labiale et linguale se recouvrent de fuliginosités, langue sèche, rôtie à la pointe et sur les bords (langue de perroquet).

2° La diarrhée devient plus abondante et plus fétide ;

3° Le météorisme abdominal s'accentue;

4° L'amaigrissement fait des progrès ;

5° La splénomégalie est plus manifeste.

Y» La congestion pulmonaire s'accentue ou reste stationnaire ;

8. La vessie devient paresseuse, la sonde est quelquefois nécessaire ; traitée par l'acide nitrique, l'urine fait apparaître trois disques superposés : indican, albumine, acide urique.

e. Les taches rosées lenticulaires se développent.

Ce sont des taches de 2 à 5 millimètres de circonférence, papuleuses, légèrement saillantes, s'effaçant momentanément à la pression, durant isolément trois à six jours, siégeant surtout au ventre et à la poitrine ; le plus souvent discrètes, quelquefois généralisées, parfois des sudamina les accompagnent.

D. Période de défervescence.

Peut se faire suivant deux modes :

Rarement : défervescence brusque, fièvre tombe en vingt-quatre ou quarante-huit heures ;

Le plus souvent : défervescence lente en lysis, les symptômes disparaissent graduellement, et on passe sans crise à une convalescence très longue.

III. Formes basées sur les variantes de l'allure syiiiptomatique.

A. Par prédominance d'un symptôme ou d'un groupe de

SYMPTÔMES

a) Forme inflammatoire : pouls plein et dur, fièvre vive, état congestif général, le plus souvent prélude d'une forme ataxo-adynamique ;

b) Forme bilieuse ou gastrique : prédominance des signes bilieux, bouche amère, langue saburrale, nausées, vomissements, subictère probablement par ictère infectieux ;

c) Forme muqueuse : langue blanche, bouche pâteuse, selles glaireuses, catarrhes muqueux multiples ;

d) Forme hémorragique, forme hémorragique putride des anciens.

a. L'influence épidémique est incontestable, mais les causes de débilitation propres à chaque sujet ont aussi un rôle important (épidémie allemande 1870) ;

p. Les hémorragies surviennent le plus souvent au début : quelquefois à la période d'état ; plus rarement tardivement.

Y. Les déterminations hémorragiques sont multiples :

1° Peau : pétéchies abondantes ; 2° Muqueuses : épistaxis, hémorragies gingivales et buccales, métrorhagie, melcena ;

3° Dans les parenchymes : rénales, pulmonaires ;

4° Dans les séreuses : plèvres, méninges, articulations ;

5° Dans le tissu cellulaire et les muscles. 8. La lièvre est violente, leur cœur défaillant, l'adynamie constante ;

i. L'évolution est d'ordinaire rapide (trois semaines), la terminaison ordinaire est la mort ;

Ç. Cette forme semble associée habituellement à des altérations du foie, avec atrophie des cellules hépatiques, du genre de celles qu'on rencontre dans l'ictère grave.

e) Forme cardiaque ou syncopale de Chantemesse.

Dans les cas légers, il y a simplement assourdissement des bruits du cœur, surtout du premier, dicrotisme et fréquence du pouls, le pronostic en est favorable.

Dans les cas graves, il y a dès le début des irrégularités cardiaques, des intermittences, le pouls est petit et fréquent, apparition graduelle des signes ordinaires de la myocardite, affaiblissement, puis disparition du premier bruit et quelquefois même de tous les bruits. On peut observer aussi le rythme embryocardique ou fœtal à deux temps par raccourcissement du grand silence. La mort est la terminaison la plus ordinaire de ces cas ; elle survient par syncope ou collapsus cardiaque.

f) Formes rénales.

L'albuminurie est à peu près constante dans la dothiénentérie. Lorsqu'elle est liée à des lésions rénales graves, elle est abondante, grisâtre, rétractile, les urines sont rares, sanguinolentes, sédimenteuses, on y trouve des cylindres.

Le tableau symptomatique de la fièvre typhoïde pourra être plus ou moins modifié par l'apparition d'une des formes si nombreuses de l'urémie.

B. Types basés sur la gravité ou la bénignité de l'allure.

a) Forme ataxo-adijnamique ou liyperpyrètique, fièvre maligne des anciens.

a. Adynamie caractérisée par l'hébétude de la face, la prostration, la petitesse et la lenteur du pouls, la fétidité des déjections, la tendance aux escarres et aux hémorragies, la paralysie de la vessie, le météorisme considérable, le délire tranquille.

p. Ataxie avec délire, agitation, carphologie, soubresauts des tendons.

7. Température excessive 40°5 à 41 °5 avec oscillations généralement faibles.

o. Parésie cardiaque avec hypostase pulmonaire.

s. Le pronostic est extrêmement grave. Dans les

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formes foudroyantes, le malade est enlevé en quelques jours.

b) Forme latente ou ambulatoire (Murchison, Guéneau de Mussy, niée par Grisolle).

a. Caractérisée surtout par ce fait que les symptômes sont si effacés que le malade peut continuer à vaquer à ses occupations.

p. Le début est insensible et progressif (céphalalgie, insomnie, diarrhée, pouls accéléré), etc. -(. Trois terminaisons sont possibles.

1° La forme est ambulatoire jusqu'au bout. 2° La forme devient classique.

3° Au bout de quelques jouis, un accident subit (hémorragie, perforation, péritonite), en interrompt brusquement le cours.

c) Fébriculet typhoïde synoque, embarras gastrique fébrile.

Terminaison rapide avec ou sans crise. Certains auteurs (Tboinot) admettent l'identité de quelques embarras gastriques avec la fièvre typhoïde. Dans ces cas, ainsi que le dit cet auteur. « En dehors de la preuve irréfutable que donnerait la bactériologie, il n'existe qu'un critérium certain : c'est la coexistence dans un même foyer de cas typiques de fièvre typhoïde et d'affections présentant toutes les dégradations symptomatiques de la lièvre typhoïde commune à l'embarras

itrique plus simple. »

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