‹ Recueil de questions d'internatChapitre 140 sur 713 · CONFIGURATION EXTERIEURE · texte numérisé non relu

CONFIGURATION EXTERIEURE

A. Caecum.

Situation. — Nous venons de voir que la descente du caecum dans la fosse iliaque droite est normalement la dernière étape de la migration de cet organe. Le caecum est donc ordinairement situé en pleine fosse iliaque (situation moyenne) où il se dirige obliquement de bas en haut, de auche à droite et d'avant en arrière. Mais cette situation peut varier suit par défaut, soil |»a i* excès de migration.

Variation par défaut. — C'est ainsi que le caecum peul B*être arrêté dans la partie supérieure de la (osse iliaque (situation iliaque supérieure); ou au-dessus de celle lo situation liante, qui présente elle-même les sous-variétéfl Lombaire, prérénale, sous-hépatique) ; ou bien encore au niveau «le la région ombilicale; ou même enfin dans la f088l iliaque gauch

Variations par excès. — Le caecum peut au contraire avoir dépasse le lieu de son habitat habituel : il peut être dans la cavité pelvienne, devant le rectum et en arrière de la vessie chez l'homme, de l'utérus chez la femme (situation basse).

D'une façon générale on peut dire, et ceci a son importance en clinique, que le cœcum occupe une situation d'autant plus base, que le sujet est plus avancé en âge.

Moyens de fixité. — Quoi qu'il en soit, le caecum est fixé dans sa situation ordinaire par ses vaisseaux et deux replis péritonéaux que nous désignerons, avec M. Tuffier, sous les noms de ligaments supérieur et inférieur et dont nous renvoyons l'étude à celle du péritoine péri-caecal. Disons cependant dès maintenant que le caecum, malgré ces ligaments, se meut sur place avec la plus grande facilité.

Limites. — Limite inférieure. — La limite inférieure du cœcum est au niveau de l'union de cet organe avec son appendice.

Limite supérieure. — Sa limite supérieure, comprise différemment suivant les auteurs, est, au dire de Trêves, la cause des controverses qui se sont élevées au sujet des rapports réciproques du caecum et du péritoine. Tandis que cet auteur, avec la plupart des anatomistes actuels, limite supérieurement le caecum par un plan passant au-dessous de l'embouchure de l'intestin grêle dans le gros intestin, les auteurs plus anciens élèvent cette limite au plan transversal passant au-dessus de cette embouchure ; dans ce dernier cas la valvule iléale appartiendrait au caecum.

Mais l'embryologie et l'anatomie comparée ne permettent pas d'accepter cette dernière opinion. L'étude du développement du caecum nous montre, en effet, que cet organe n'est qu'un renflement du gros intestin, dont il ne se distingue justement que parce qu'il dépasse l'angle formé par la rt'union de ce gros intestin avec le grêle. La valvule iléale appartient donc, de par le développement, au côlon ascendant. De plus, l'anatomie comparée vient apporter des juments à l'appui de cette façon de voir. Ainsi, chez les reptiles et les poissons le caecum n'existe pas : cependant chez les premiers il y a une belle valvule, chez les seconds un notable repli circulaire, séparant l'intestin grêle du gros

intestin. Ici,, la valvule iléale appartient donc bien au côlon puisqu'il n'y a pas de caecum.

Forme. — La forme du caecum varie un peu suivant l'âge considéré.

1° Chez le nouveau-né, le caecum présente encore le type fœtal, c'est-à-dire qu'il a la forme d'un cône, à surface presque lisse et unie, dont le sommet se prolonge dans l'appendice ;

2° Chez l'enfant, les sillons et bosselures, caractéristiques du gros intestin, sont déjà bien accusés.

3° Chez l'adulte, le caecum se présente sous la forme d'une poche plus ou moins irrégulière, sur laquelle on remarque trois sillons longitudinaux, déterminés par un nombre égal de bandelettes musculaires que l'on distingue en antérieure, posléro-externe et postéro-inteme. Ces bandelettes partent en divergeant de l'appendice, dont l'insertion est déjetée en arrière, en dedans et un peu en haut.

Entre les trois sillons longitudinaux se trouvent les trois séries de bosselures que l'on rencontre sur toute la longueur des côlons.

La paroi externe du caecum est beaucoup plus développée que l'interne, autour de laquelle l'organe est incurvé sur lui-môme. Trêves attribue cette conformation à l'absence des vaisseaux dans la région latérale externe : celle-ci, souffrant dans sa nutrition, céderait peu à peu au poids des matières contenues dans le caecum.

Mais M. Tufûer fait remarquer que cette région est tout aussi riche en capillaires que le reste de l'organe. En réalité, ce ne sont ni les capillaires ni les artérioles, qui manquent sur la paroi externe, mais les troncs vasculaires ; ceux-ci, situés sur la paroi interne, forment comme un pédicule auquel est suspendu le caecum.

Dimensions. — Le cœcum a un volume très variable; mais à l'étal «le développement moyen, sa longueur est de 6 à I- centimètres, son épaisseur el sa largeur de G centimètres, sa capacité «le 250 à 350 centimètres cubes.

/;. Appendice*

Vous avons vu que «le la partie inférieure de la paroi postéro-inteme «lu cœcum naissait l'appendice vermiculaire.

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