‹ Recueil de questions d'internatChapitre 157 sur 713 · IV. Pathologie. Oreillons · texte numérisé non relu

IV. Pathologie. Oreillons

Bibliographie : Duret. Archives générales de Médecine, 1879. — Testct. Anatomie humaine. — Poirier. Anatomie humaine. — Morestin. Des opérations qui se pratiquent par la voie sacrée, Th., Paris, 94. — Quénu et Hartmann. Maladies du Rectum, 94.

DEVELOPPEMENT

a) Pour le reste de l'intestin, l'étude des vaisseaux et des nerfs est intimement liée à celle du mésentère. Ici cette notion est de peu d'utilité ou du moins d'une utilité moindre, le rectum ne possédant de méso que dans sa portion supérieure intestinale pour les classiques, ne possédant pas de méso pour les contemporains (Trêves, Quénu, Jonesco, etc.).

b) Au contraire, le développement de la région périnéale est plus instructif à ce point de vue :

Le cloaque primitif est divisé par une cloison en deux canaux juxtaposés dans le sens antéro-postérieur : le sinus uro-génital antérieur, le rectum postérieur.

Le rectum est donc périnèal dans sa portion terminale.

c) Entre la portion intestinale supérieure et la portion périnéale inférieure, il traverse une région intermédiaire, le pelvis ; il est par sa portion moyenne un organe pelvien.

Cette notion domine l'étude des vaisseaux et des nerfs dont les uns lui viendront parce qu'il est intestinal ; les autres, parce qu'il est organe pelvien ; les derniers, parce qu'il est organe périnèal.

Cependant et malgré la facilité que cette notion donne à l'étude il ne faudrait pas exagérer l'individualité de chacune

de ces porlions;des anastomoses nombreuses tant sanguines que lymphatiques ramenant en somme à l'unité l'innervation

et la vascularisation de cet organe.

ANATOMIE I. Artères.

3 origines.

Uémorroïdale supérieure, de mésentérique inférieure, véritable artère intestinale.

uémorroïdale moyenne, de l'iliaque interne, véritable artère pelvienne ;

Uémorroïdale inférieure, de honteuse interne, véritable artère périnéale ;

Sacrée moyenne moins importante.

A. Hémori'ONlale supérieure.

a) Origine. Elle provient de la mésentérique inférieure dont elle est le prolongement.

b) Trajet :

a. D'abord dans l'épaisseur de la racine lombo-sacrée du mésocôlon pelvien.

p. Puis dans la paroi postérieure du rectum entre sa gaine aponévrotique et sa paroi musculaire.

-;. Sa bifurcation s'opère tantôt dans l'épaisseur du mésocôlon tantôt au niveau de l'extrémité supérieure de l'ampoule.

c) Branches. Klle fournit des branches terminales et des collatérales.

c,) Terminales ou branches primaires. Ordinairement deux, quelquefois trois, plus rarement plusieurs. Ordinairement :

a. Droite postérieure ou plutôt postéro-latérale. p. Gauche -intérieure ou plutôt antéro-latérale. c Collatérales ou secondaires, fournies par les terminales.

y. La distribution en est irrégulière, dépendant on peut dire (Tune façon générale que les gauchei

sont surtout antéro-latérales et les droites surtout postéro-latérales.

p. Très souvent la branche postérieure est fournie, soit directement par la mésaraïque, soit indirectement par l'hémorroïdale droite.

7. Elles donnent de plus les prostatiques chez l'homme, les vaginales chez la femme.

d) Terminaisons.

Elles se distribuent dans la portion sus-ampullaire aux trois tuniques et dans la portion sous-ampullaire à la tunique muqueuse seulement.

Elles forment dans la sous-muqueuse un réseau anastomotique serré, longitudinal, à grandes mailles accompagnant les veines dites terminales jusqu'aux valvules semi lunaires.

Elles s'anastomosent avec les rameaux terminaux des hémorroïdales moyenne et inférieure.

B. Hémorroïdale moyenne (n'a qu'un rôle très accessoire).

a) \J origine en est très variable.

Elle nait de Fhypogastrique ou d'une de ses branches : Honteuse interne ; vésicale inférieure ; hémorroïdale externe, etc.

b) Trajet :

Elle chemine dans la gaine fibreuse du rectum formée par l'expansion de l'aponévrose pelvienne fournissant les ligaments latéraux du rectum.

b,) Chez l'homme elle longe le bord externe des vésicules séminales et se dirige vers la vessie et la prostate à laquelle elle est surtout destinée.

b2) Chez la femme elle se divise presque immédiatement après son origine.

c) Branches.

Elle fournit :

c,) Chez r homme.

oc. Les rameaux génito-urinaires pour la vessie, la prostate, la vésicule ; 3. Les rameaux rectaux :

c2) Chez la femme.

a. L'artère vaginale ;

.3. L'artère rectale identique à la précédente.

d) Terminaisons.

Elles se terminent dans la portion musculaire de la région antéro-latérale de la portion sous-ampullaire, où elles forment un réseau très fin dans la musculeuse et dans la sous-muqueuse.

e) Anastomosés.

Elles s'anastomosent dans l'épaisseur de la paroi avec les hémorroïdales supérieures et les hémorroïdales inférieures : anastomoses intra-rectales. Il existe déplus des anastoinoses extra-rectales presque constantes, tantôt simples, tantôt doubles, à plein canal, ou par voie collatérale.

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