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II. Veines linguales profondes

Ce sont deux petites veines qui accompagnent l'artère linguale dans tout son parcours et vont se jeter dans la jugulaire interne.

Tels sont les rapports de la face profonde de la glande sous-maxillaire. De cette face naissent : le conduit excréteur de la glande et deux prolongements. Nous verrons plus loin les rapports du conduit excréteur. Quant aux prolongements : l'un, antérieur, logé dans le creux sublingual, s'avance jusqu'à l'extrémité postérieure de la glande sublinguale ; l'autre, postérieur, se porte d'abord en haut, puis horizontalement en arrière, jusqu'au niveau de la dernière glosse molaire inférieure (Sappey).

E. Extrémité antérieure.

L'extrémité antérieure de la glande, arrondie, s'applique au ventre antérieur du digastrique.

F. Extrémité postérieure.

L'extrémité postérieure est creusée d'un sillon qui

loge l'artère faciale. Elle répond au ptérygoïdien interne

et à la parotide dont elle est séparée par une cloison

fibreuse constituée par l'adossement du feuillet apo-

iH'vrotique le la loge sous-maxillaire au feuillet apo-

névrotique de la loge parotidienne. Mais « on aurait tort de prendre cette bandelette pour une lame fibreuse isolée ; elle n'est au résumé qu'une partie de l'aponévrose d'insertion faciale du sterno-mastoïdien, l'image de ce petit faisceau musculaire anormal et accessoire qu'on appelle le parotido-mastoïdien ; celuici n'est lui-même que le représentant des fibres du sterno-mastoïdien qui, sous le nom de muscle slernomandibulaire, vont chez quelques grands mammifères, l'âne, l'éléphant et le cheval, s'attacher à l'angle de la mâchoire » (Sebileau).

G. Conduit excréteur.

Porte le nom de canal de Warthon ou de VanHorne.

a) Origine. — 11 naît par quatre ou cinq rameaux de la face profonde de la glande sous-maxillaire.

b) Direction et trajet. — lise dirige obliquement en haut, en avant et en dedans, pénètre dans le creux sublingual, arrive sur le côté du frein de la langue, se dirige alors directement en avant et se termine vers le milieu du frein.

c) Terminaison. — Il s'ouvre sur la muqueuse buccale, au sommet d'une petite élevure rosée, par un orifice étroit, appelé ostium ombilicale.

d) Branches afférentes. — Sur son trajet le canal de Warthon reçoit un certain nombre d'affluents.

a. Conduit excréteur de la glande de Berman.

La glande de Bcrman est une glandt en tubes annexée à la sous-maxillaire découverte chez les rongeurs, elle t ensuite été rencontrée chez l'homme.

P. Cofiduit excréteur de la glande de Nitot

La glande de Nitot est un petit ama glandulaire «le la région sublinguale don le conduit excréteur s'ouvre toujoun dans le canal de Warthon. Pour Nitot cette glande devrait être considéré*

comme une sous-maxillaire accessoire; mais avec Sébileau, nous ne verrons dans la glande de Nitot qu'un simple amas de glandules sublinguales, correspondant à ce petit groupe que Suzanne a décrit comme déversant ses produits de sécrétion dans le canal de Warthon.

Y. Conduit excréteur de la glande sublinguale.

Ce conduit appelé canal de Bartholin ou de Rivinïus débouche assez souvent dans le canal de Warthon, au voisinage de sa terminaison.

e) Rapports.

Le canal de Warthon est de tous les organes du creux sublingual le plus profondément situé. 11 en résulte qu'il repose par son côté interne sur la masse charnue de la base de la langue, tandis que par son côté externe il est croisé obliquement par les vaisseaux sublinguaux, de bas en haut, et par le nerf lingual de haut en bas. Ce dernier décrit une anse à concavité inférieure qui embrasse le canal, de telle sorte que le nerf, tout d'abord plus superficiel que le conduit excréteur, devient finalement plus profond. Le côté externe du canal est encore croisé par la plus antérieure des arcades anastomotiques qui unissent le lingual au grand hypoglosse. Au delà de ces différents organes, le canal de Warthon répond plus superficiellement à la prétendue bourse séreuse de Fleischmann qui le sépare de la face postéro-interne de la glande sublinguale.

La glande sous- maxillaire est une glande en grappe composée, divisible en lobes, lobules et acini. L'acinus est relié à la dernière ramification lobulaire du canal excréteur par une sorte de petit conduit désigné sous le nom de canal

intermédiaire ou intercalaire. La glande baigne dans une atmosphère conjonctive qui l'imprègne, pénètre entre les divers acini, lobules et lobes, et au sein de laquelle cheminent les canaux excréteurs, les vaisseaux et les nerfs.

Le parenchyme. glandulaire est constitué par une membrane propre et des cellules épithéliales.

A, Membrane propre.

La membrane propre, ou membrane basa le, apparaît dans l'acinus sous la forme d'une couche homogène amorphe, dans laquelle sont étalées des cellules étoilées et aplaties qui dépriment la membrane et donnent lieu par leurs anastomoses à un véritable réseau (cellules en panier de Boll).

Sur les canaux excréteurs et à mesure qu'augmente leur diamètre, on voit la membrane basale se renforcer d'une couche de tissu conjonctif mêlé de fibres élastiques et même, dans les plus gros conduits, d'un certain nombre de fibres musculaires lisses, qui forment dans le canal de Warthon une couche musculaire nette et continue, interposée à la membrane basale et à la couche conjonctive.

B. Cellules épithéliales.

Les acini glandulaires contiennent deux ordres de cellules : des cellules muqueuses et des cellules séreuses.

a) Cellules muqueuses.

a. A Vètat de repos.

Ce sont des cellules volumineuses, claires, ne se teignant guère par les colorants que dans leur partie basale, qui contient des granulations, un noyau ovalaire et qui repose sur la membrane propre par l'intermédiaire d'un prolongement plus ou moins long, insinué entre la cellule voisine et la membrane propre.

La partie claire de ces cellules est formée de substance mugicène, d'où leur nom de cellules muqueuses.

p. A l'état d'activité.

Les cellules muqueuses donnent issue à leur contenu muqueux. La partie granuleuse de la cellule se gonfle, le noyau s'arrondit.

b) Cellules séreuses.

a. A Vétat de repos.

Ce sont des cellules petites, se teignant fortement parles colorants, contenant en leur partie centrale un noyau arrondi et affectant dans leur disposition un agencement spécial.

Situées, en effet, entre les cellules muqueuses et la membrane basale, elles sont disposées par petits groupes de deux ou trois, qui sur une coupe se présentent sous forme de lunules, de croissants [croissants de Gianuzzi).

p. A Vétat d'activité.

Les cellules des croissants de Gianuzzi se gonflent et deviennent plus distinctes.

Lorsque l'acinus se transforme en canal intercalaire, on voit les cellules s'aplatir et conserver leur caractère pavimenteux jusqu'au canal intralobulaire dont l'origine est marquée par un léger étranglement ; à partir de ce point, les cellules deviennent cubiques, puis coniques à sommet tourné vers la lumière du canal. Ces cellules coniques ont une disposition intérieure particulière : leur portion pariétale ou base est striée suivant le grand axe de la cellule, leur sommet est criblé de granulations, leur partie moyenne contient le noyau, de forme arrondie. Dès que les canaux excréteurs ont acquis un certain volume,

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on voit apparaître entre la couche des cellules coniques et la membrane propre, une couche de cellules, petites, polyédriques, destinées probablement à remplacer les précédentes.

Vaisseaux et nerfs.

A. Artères.

Proviennent de la faciale et de la sous-mentale.

Les ramifications vasculaires se résolvent en riches capillaires dont les mailles entourent les acini, sans jamais traverser leur membrane propre.

B. Veines.

Se jettent en partie dans la veine faciale, en partie dans la sous-mentale.

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