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C. Quel est le rôle de la salive sous-maxillaire

11 est triple. La salive sous-maxillaire :

a) Dissout les parties solubles et imbibe les aliments ;

b) Favorise la gustation des aliments (Claude Bernard) ;

c) Produit des modifications dans la constitution chimique des aliments.

a. Action nulle sur les matières grasses ; p. Action nulle sur les matières azotées ; y. Action dissolvante sur le sucre de canne ; 8. Action sur l'amidon, discutée.

1° Pour les uns, la salive sous-maxillaire transforme l'amidon en glycose, car :

La ptyaline manque dans la salive des enfants à la mamelle, jusqu'au moment où ils se nourrissent de féculents et où apparaissent les dents (Bidder) ;

La salive sous-maxillaire, recueillie avec précaution, saccharifie rapidement l'empois (Longet) ;

Le tissu de la glande sousmaxillaire infusé possède des propriétés diastasiques évidentes.

2° Pour Jes autres (Claude Bernard), elle n'a aucune action sur l'amidon, car : L'amidon cru est inattaquable par la salive ;

La salive des herbivores, qui ont cependant une alimentation féculente, n'a aucune action sur l'amidon, même cuit, tandis que celle des carnivores, dont la nourriture est animale, agit sur l'amidon cuit ; L'amidon reste trop peu de temps dans la bouche pour y subir une action chimique, et, d'autre part, dans l'estomac, l'acide du suc gastrique détruirait rapidement cette action prolongée de la salive sur les matières amylacées (cependant pour Schwann, Frensch, Ustein, l'acidité des liquides gastriques n'empêcherait pas l'action de la ptyaline sur l'amidon) ;

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L'action diastasique du tissu de la glande sous-maxillaire infusé peut être obtenue par d'autres tissus infusés, pourvu qu'ils aient déjà subi un commencement de décomposition;

La salive ne devient saccbarifiante qu'en s'altérant dans la bouche, car toute matière azotée en décomposition est un ferment diastasique.

D. Quels sont les phénomènes de la sécrétion sousmaxillaire ?

Pour connaître ces phénomènes, il faut d'abord procéder par analyse, c'est-à-dire : étudier les modifient ons que subit l'épithélium glandulaire et chercher à préciser le rôle que jouent, dans la sécrétion, les nerfs de la glande seuls ou associés à l'action vasculaire ; il nous sera facile ensuite de faire la synthèse de l'acte sécrétoire, d'en spécifier la nature et d'en saisir les différentes phases.

a) Analyse.

a. Modifications de Vèpilhèlium. Discutées :

1° Pour fleidenhain, les cellules mu- ^wez/sessedétruisentcomplètement et sont éliminées en entier, les cellules des crois* sants se multiplient pour remplacer lea précédentes ;

2° Pour Ranvier, les cellules muqueuses se vident simplement de leur mucine, les cellules des croissants fournissent la sécrétion salivaire proprement dite et la ptyaline ; la sous-maxillaire est une glande mèrocrine et non olocrine.

(3. Rôle des nerfs considères isolément.

Les nerfs de la glande sous-maxillaire sont fournis, comme nous l'avons vu, paf le lingual <'t le grand sympathique.

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