C. Action sur matières azotées
Le foie agit encore sur la fibrine et sur les matières azotées. Son rôle sur les albuminoïdes semble très important, si l'on en juge par la fréquence àeV albuminurieei de \apepionuric au cours des maladies du foie ; malheureusement la physiologie ne fournit que peu de renseignements sur ce sujet. On connaît mieux l'action du foie sur les produits de dé s assimilation des matières azotées; la diminution de Y urée dans les maladies du foie en constitue une démonstration clinique.
D. Rôle dans les intoxications.
Le foie joue un rôle capital dans les intoxications. Il agit sur les substances toxiques venues du dehors et sur celles qui naissent dans l'organisme par suite des fermentations et des putréfactions intestinales ou du mouvement de la désassimilation. Il modifie les albuminoïdes toxiques qu'on trouve dans le sang de la veine porte et c'est peut-être ainsi qu'on doit expliquer l'action globulicide qu'acquiert le sérum sanguin à la suite de l'extirpation partielle du foie, ou dans les maladies de cette glande.
E. RoLE HÉMATûrOlÉTlQUE.
Le foie remplit enfin un rôle hé matopoié tique t
au moins pendant la vie intra-utérine. Chez l'adulte, il représente un lieu de destruction pour les globules rouges ; mais dans certains états pathologiques, il récupère son ancienne fonction et devieut un centre de formation pour les hématies.
F. Rôle dans les infection-.
Il agit de même sur les microbes ; placé sur le courant sanguin qui va du tube digestif à la veine cave et à la circulation générale," il arrête et détruit les microbes qui pénètrent au niveau de l'intestin malade dans les origines de la veine porte et empêche ainsi la production plus fréquente de septicémie d'origine intestinale.
G. Rapports fonctionnels du foie et du pancréas.
Le foie et le pancréas sont des organes associés tant au point de vue de la digestion que de la nutrition générale. Ils unissent le produit de leur sécrétion externe dans l'intestin grêle et l'action commune qui semble résulter de cette disposition a été vérifiée par la physiologie expérimentale.
Quant à leurs sécrétions internes, elles semblent jouer un rôle essentiel dans la glycoso-formation, de ti'lle sorte que les rapports fonctionnels les plu> intimes existent entre eux (v. Pancréas).
I - ii résumé, les diverses fonctions du foie sonl localisées à la cellule hépatique; elles subissent le plus souvenl des niodilications parallèles, elles
ut solidaires les unes des autres. Mais dans bien ii< s cas le foie peut, jusqu'à un certain point, ètn remplacé par le rein; il existe entre ces glandes un»- synergie remarquable. Le foie favoris
crétion urinaire, puisque c'est dan- son-parenchyme que s.- forme la plus grande partie de l'un i e diurétique physiologique. Quand l<i foie devient insuffisant, le rein élimine une partie des p qu<' la glande hépatique aurait dii retenir ou
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transformer. Dans d'autres cas, l'urine emporte au dehors diverses substances provenant du foie et dont quelques-unes sont nocives pour l'économie : les sels biliaires, la bilirubine, l'urobiline, l'albumine, le peptone, le sucre.
Nous voilà donc bien loin de la théorie étroite qui ne voyait dans le foie que l'organe sécréteur de la bile. Nous savons aujourd'hui que cette glande joue un rôle capital dans les mutations organiques, qu'elle régularise la nutrition et la dénutrition, qu'elle protège l'organisme contre les causes multiples d'intoxication qui l'assiègent de toutes parts.
ICTÈRES INFECTIEUX
IBihliographic : MossÉ. Thèse, 1879. — Dupré. Thèse, 1891. — Chiron. Gazette des hôpitaux, 1891. — Chauffard. In Traité de médecine. — Boix. In Manuel de médecine. — Hanot. In Semaine médicale. « Considérations générales sur l'ictère grave 1893 ». Lancer eaux. Maladies du foie et du pancréas.