KYSTES HYDATIQUES PROPREMENT DITS
A Svmptonics.
Le kyste hydatique du foie peut rester à Y état latent et constituer une trouvaille d'autopsie. Son évolution cependant se traduit, en général, par des phénomènes cliniques appréciables.
a) DÉBUT.
Mais « pendant la première période de son évolution, quelquefois pendant bien des mois, tant que
le kyste hydatique n'a pas atteint un certain développement, il ne révèle sa présence par aucun symptôme bruyant, et même, quand il est devenu volumineux, certains sujets vous disent qu'ils ne s'étaient aperçus de rien, sinon que leur ventre grossissait. Et cependant, avant que le kyste arrive à provoquer des troubles sérieux, il y a parfois des symptômes qui passent souvent inaperçus, et que je regarde comme très importants, parce qu'ils permettent d'arriver au diagnostic à une époque où la tumeur hydatique est encore peu apparente. Ces symptômes sont : la douleur de l'épaule droite, l'apparition d'une urticaire, le dégoût des matières grasses et le développement d'une pleurésie droite » (Dieulafoy).
a. Douleur de V épaule droite.
Fréquente dans les affections du foie.
Presque constante dans le kyste hydatique, surtout lorsqu'il se rapproche de la face supérieure du foie.
p. Urticaire.
Peut apparaître en dehors de toute intervention.
Est la conséquence probable d'une résorption du contenu liquide du kyste, comme semble le prouver l'expérience suivante de Debove : injection sous-cutanée de liquide hydatique, apparition d'une éruption ortiée, locale ou généralisée ; mais résultat inconstant.
Y. Dégoût des matières grasses.
Non seulement il existerait une répulsion toute spéciale pour les aliments gras, mais encore le sujet, après ses repas, présenterait des régurgitations et, sans efforts, sans nausées, sa bouche se remplirait des parties'grasses de l'alimentation ;*les crachats pourraient prendre alors sur le papier l'apparence d'une tache d'huile ; la
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salive serait comparable à ce qu'on nomme vulgairement les yeux du bouillon (Dieulafoy).
c. Pleurésie droite.
Sèche ou avec épanchement. Est très fréquente lorsque le kyste occupe la face convexe du foie, mais peut apparaître comme « signe avant-coureur », même lorsque le kyste est profondément situé. Le travail phlegmasique qui, dans le premier cas, se propage de proche en proche par contiguïté, du péritoine à la plèvre, serait probablement transporté à distance, dans le second cas, par la voie lymphatique.
Ledéveloppementdela pleurésie semble hâter quelquefois le développement du kyste (Verneuil).
A côté de ces signes, sur lesquels Dieulafoy a attiré particulièrement l'attention, en existent d'autres de moindre importance dans cette période de début. Ce sont : de la pesanteur, une gêne profonde dans l'hypochondre droit, des troubles dyspeptiques vagues, vomissements, diarrhée (Bouilly) ; des hémorragies diverses, épistaxis, hémoptysie, hématémèse, métrorrhagie ; des palpitations de cœur; des phénomènes d'oppression, de la toux (toux hépatique) ; quelquefois du subictère.
b) F^ériode d'état.
Commence quand on constate la présence d'une tumeur. Les caractères de celle-ci varient beaucoup suivant le siège qu'elle occupe par rapport au foi».
Le kyste suit dans son développement deux directions principales : l'une ascendante, thoraciqur; l'autre descendante, abdominale.
Au point de vue purement symptomatique, la
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division de Potherat, en quatre variétés, peut être ramenée à la précédente. En effet, cet auteur distingue :
1 . Kyste postéro-inférieur, entre la paroi abdominale postérieure et le hile du foie. Variété exceptionnelle ;
2. Kyste antéro-inférieur, entre le hile et la paroi antérieure de l'abdomen. Variéré rare.
3. Kyste postéro-supérieur, entre la paroi postérieure et le ligament coronaire. Variété fréquente.
4. Kyste antéro-supérieur entre le ligament coronaire et la paroi antérieure. Variété la plus commune.
Les trois premières variétés sont abdominales, la quatrième seule proémine vers la cavité thoracique.
a. Kyste thoracique.
F. Inspection.
\ . Partie inférieure droite de la cage thoracique déjetée en dehors ;