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Matité de la tumeur fait corps avec la matité hépatique

2. Frémissement hydatique. — Signe très particulier découvert par Blatin en 1813, appelé ainsi par Briançon en

— Manière de l'obtenir. — Appliquer la main gauche, les doigts écartés, sur la tumeur et percuter l'un d'eux d'un coup sec : la main gauche perçoit un ébranlement analogue à celui que donnerait un sommier, soumis à la même manœuvre (Sade).

— Nature très discutée. Plusieurs théories, deux principales.

D'après l'une, frémissement considéré comme le résultat de la collision des vésicules filles, dans un kyste à tension médiocre.

D'après l'autre, la membrane du k\ grâce à son élasticité, transmet intég lement les vibrations du choc au liqui<l<\ qui produit alors l'ébranlement spécial.

Cette dernière théorie parait la plus vraisemblable, car le frémissement hydatique peut s'observer dans d'autres tumeurs liquides que les kystes dydatiqi

et dans un kyste hydatique dépourvu de vésicules filles.

— Valeur s ëmèio logique. — Le frémissement hydatique n'est donc pas pathognomonique. Il n'en a pas moins une valeur diagnostique très* réelle lorsqu'on l'observe. Mais c'est un signe d'une extrême rareté.

c) Période terminale.

La marche du kyste hydatique du foie n'est pas fatalement progressive. Le kyste peut subir un travail de régression et guérir spontanément.

Mais le plus souvent il continue plus ou moins lentement à s'accroître, et, bien que son évolution soit généralement fort longtemps compatible avec une bonne santé, il arrive un moment où son développement amène des troubles fonctionnels graves qui retentissent sur l'état général.

a. Compression du diaphragme : dyspnée, palpitations.

(3. Compression des voies biliaires : ictère. Y- Compression de la veine cave inférieure : œdème des membres inférieurs.

8. Compression de la veine porte : ascite. s. Compression du tube digestif : perte de l'appétit vomissements, digestions très difficiles.

Il en résulte : perte des forces, amaigrissement, peau sèche, terreuse. La mort arrive dans le marasme, soit du fait de la cachexie progressive, soit par l'apparition d'une affection intercurrente (tuberculose, pneumonie, gastro-entérite), qui se greffe avec la plus grande facilité sur un état général aussi déplorable.

Il est rare cependant que la terminaison fatale arrive de cette façon progressive ; le plus souvent l'intervention d'une complication imprime une physionomie différente à la marche de la maladie.

d) Complications.

Relèvent, d'une façon générale, de l'intoxication ou de l'infection,

a. Intoxication.

Nous avons vu incriminer dans le développement de l'urticaire, qui apparaît quelquefois au cours de l'évolution des kystes hydatiques, la résorption probable du liquide intra-kystique. La rupture du kyste non suppuré, provoquée soit par la distension excessive de la poche, soit par un traumatisme abdominal quelconque, peut amener des accidents parfois très graves, imputables à la même cause, et dont l'intensité semble tenir à la grande quantité du liquide résorbé.

Ces accidents sont (Achard) :

T. Tantôt signes de col laps us.

Hypothermie, dyspnée, nausées, vomissements.

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