III. Tantôt pèritonisme
Sensibilité superficielle de l'abdomen, météorisme, petitesse et accélération du pouls.
Ces accidents peuvent se terminer par la mort ; mais le plus souvent la guérison a lieu. Dans ce dernier cas, la rupture du k\>te n'est pas cependant sans danger, car les vésicules filles peuvent se développer dans le pé] ritoine et donner lieu à l'évolution de kystel secondaires multiples.
La toxicité du liquide hydatique parait due à la présence, dans ce liquide, d'une pto»
maïne, analogue à la mytilotoxine des moules vénéneuses (Mousson et Schlagdenhauffen).
La toxicité serait en rapport direct avec l'état des hydatides : hydatide vivante, liquide très toxique ; hydatide morte, liquide pas toxique.
(3. Infection,
Le mécanisme des complications inflammatoires a été mis en évidence par Chauffard et Widal. Ces auteurs ont montré que le liquide hydatique était normalement aseptique, que la membrane hydatique était d'une imper' mèabilité absolue vis-à-vis des microbes et que la suppuration ne peut envahir la poche kystique que si les parois de celle-ci ont été au préalable fissurées ou altérées par une péri-kystite suppurative. L'infection intrakystique ne peut donc être que secondaire à une infection péri-kystique.