C. Tra i I cm on t. (V. Société de Chirurgie, Janvier
11 serait fastidieux de passer en revue toutes les méthodes préconisées pour le traitement des kystes hydatiques du foie.
Nous ne nous arrêterons qu'à celles qui sont de mise aujourd'hui, c'est à-dire à la ponction simple, à la ponction suivie d'injection médicamenteuse et à \ intervention chirurgicale.
Pour poser les indications de ces différentes méthodes, il faut avant tout tenir compte du siège et de l'état du kyste.
a Variété antéro -inférieure.
Cette variété paraît entièrement conquise aujourd'hui au profil de La chirurgie. « Ce sont des tumeurs abdo^ minales à pédicule hépatique plus ou moins important, et le seul traitement qui leur convienne, c'est l'ablation totale ou peu s'en faul après la laparotomie sur la ligne médiane. » (Segond .
Personne ne songe aujourd'hui à traiter les kystes de l'ovaire par la ponction. Pourquoi en serait-il donc autrement de la variété antéro-inférieure des kystes hydatiques du foie qui se développent dans la cavité abdominale « à la manière des kystes ovariques ».
h'énucléation totale du kyste sera rarement praticable, malgré un bel exemple de Pozzi. Le plus souvent on se contentera de la résection la plus large possible de la membrane hyda tique et de la marsupialisation du reste de la poche par suture à la paroi abdominale.
Les trois autres variétés.
C'est à leur sujet que nous devons faire entrer en ligne de compte l'état du kyste.
a. Kyste non suppuré .
« L'échec d'un traitement médical préalable peut seul légitimer l'intervention chirurgicale proprement dite. » (Segond.)
Ce traitement médical variera lui-même suivant que les hydatides seront mortes ou vivantes.