C. Il y a fièvre
C'est, nous le savons, une fièvre intermittente, irrégulière, symptomatique de l'infection biliaire.
a) L'examen du cœur et de l'aorte permettront d'éliminer d'emblée Y endocardite et Vaortite ulcéreuses qui peuvent s'accompagner d'une fièvre symptomatique irrégulière, très comparable à la fièvre bilio-septique.
b) Pour les abcès du foie.
a. Les gros abcès se développant spontanément, pendant le séjour aux pays chaud, seront éliminés justement par la considération du climat et des antécédents dysentériques.
P Les gros abcès post-traumatiques seront aussi dépistés grâce aux antécédents.
440 QUESTIONS D'iNTERNAT
7. Les petits abcès multiples, consécutifs à une pyohémie, à unepyléphlébite, sont d'un diagnostic beaucoup plus diftîcile car les phénomènes sont assez semblables à ceux de l'angiocholite calculeuse suppurée et les deux affections peuvent coexister.
D. Il y a tumeur biliaire.
a) Kyste hydatique pédicule de la face inférieure du foie.
a. Les antécédents non lithiasiques.
(s. La ponction et au besoin l'incision exploratrice permettent seules le diagnostic.
b) Dans le cas de tumeur biliaire très volumineuse, le diagnostic serait à faire avec les autres collections liquides de l'abdomen, et ses principaux éléments seraient encore tirés des antécédents et des ponctions exploratrices.
Enfin il est intéressant de diagnostiquer le siège des calculs.
1 . On pense qu'ils sont intra-hèpatiques s'ils ne donnent lieu qu'à des coliques frustes avec congestions répétées du foie et subictère.
2. On sentira parfois nettement les calculs dans la vésicule biliaire, d'ailleurs des coliques récidivantes sans ictère avec sensibilité vive de la vésicule pourront imposer ce diagnostic qui peut amener, suivant les cas, à pratiquer la cholècystotomie ou la cholécystèroslomie.
.'». Le syndrome ictère par rétention succédant à une attaque plus ou moins vive de colique hépatique et s' accompagnant de dilatation de la vésicule amène à diagnostiquer l'arrêt du calcul dans le cholédoque et à pratiquer la cliolédocotomie ou la cholécystentèrostomie.
Bibliographie : Sappey, Testut, Poirier. Dictionnaire Dechambre.
Généralités el définition.
On donne le nom de vaisseau porte ou de système porte à toute partie de l'appareil circulatoire dans laquelle le sang marche des capillaires d'un organe vers les capillaires d'un autre organe.
Il existe dans la série animale trois systèmes portes :
Le système porte rénal, bien développé chez les reptiles et les oiseaux ;
Le système porte pulmonaire, sur le trajet duquel s'interpose le cœur droit chez les vertébrés ;
Le système porte abdominal, système de la veine porte proprement dite.
La veine porte est un canal d'anastomose entre le réseau capillaire des viscères abdominaux, sauf les organes génitourinaires et les capsules surrénales, et le réseau capillaire du foie. Ce canal déverse dans la circulation, par la veine cave inférieure, le sang provenant de l'estomac, de l'intestin grêle, du gros intestin, de la rate, du pancréas et de la vésicule biliaire.
DEVELOPPEMENT
Permet de comprendre la disposition assez complexe du système de la veine porte.
La veine porte provient des veines omphalo-mésentériques par une série de transformations f.
A. Apparition des deux veines omphalo-mèsenlèriques. Elles se réunissent en un tronc commun qui se jette dans le sinus veineux. A ce même sinus veineux aboutira plus tard la veine cave inférieure qui prendra un tel développement que le tronc commun des veines omphalo-mésentériques n'apparaîtra plus que comme une branche de cette veine.
La veine omphalo-mésentérique droite s'atrophie ; la gauche persiste et reçoit une veine provenant de l'intestin, la veine mésentèrique.
B. Apparition des deux veines ombilicales . Elles se réunissent en un tronc commun qui se jette dans le tronc commun des veines omphalo-mésentériques.
La veine ombilicale droite s'atrophie, la gauche persiste et prend un tel développement pendant la période placentaire que la veine omphalo-mésentérique persistante n'apparaît plus, pendant toute cette période, que comme une branche de la veine ombilicale.
En résumé, nous avons à ce moment : une veine mésentèrique, qui se jette dans une veine omphalo-mésentérique ; une veine omphalo-mésentérique, qui se jette dans une veine ombilicale ; une veine ombilicale, qui se jette dans le sinus veineux, ou plus tard dans la veine cave inférieure.
C. Sur la veine ombilicale, au niveau de l'embouchure de la veine omphalo-mésentérique, apparition des veines alférentes du foie (futures branches terminales de la veine porte). D'autre part, du foie viennent des branches efîérentes (futures veines siis-hépa/hiqiics), qui se jettent dans la partie toute supérieure de la veine ombilicale, au niveau de son embouchure dans la veine cave inférieure. La portion de la veine ombilicale, comprise entre l'origine des veines alférentes et la terminaison des veines elîérentcs (ancien tronc commun des veines omphalo-mésentériques), est le canal veineux cFAranzi.
D. En se développant, la branche afférente droite du foie
1 Pour comprendre, faire sur le papier le schéma des différentes phases du développement de la veine porte.
entraîne avec elle l'embouchure de la veine omphalo-mésentérique. Celle-ci n'apparait donc plus comme une branche de la veine ombilicale, mais comme une branche de la veine afférente droite. La partie de cette branche afférente, comprise entre l'embouchure de la veine omphalo-mésentérique et la veine ombilicale, constituera la portion gauche ou grande portion du sinus de la veine porte.
E. Enfin la portion de la veine omphalo-mésentérique située au-deS50us de l'embouchure de la veine mésentérique disparait : la portion située entre cette embouchure et la veine afférente droite constituera le tronc de la veine porte. Quant à la mésentéiïque elle-même, elle formera les branches d'origine de la veine porte.
« Lorsque la circulation placentaire est terminée, la circulation omphalo-mésentérique reprend ses droits. » Toutes les parties constituantes de la veine porte, qui étaient restées à l'état stationnaire, se développent, prennent un volume prédominant, tandis que les parties constituan de la veine ombilicale veine ombilicale proprement dite et canal d'Aranzi ) s'atrophient et s'oblitèrent.