III. Diagnostic
se pose dans diverses conditions.
n'y a pas eu de colique hépatique franche.
y a colique hépatique.
y a fièvre.
y a tumeur biliaire.
A. Il n'y a pas eu de colique hépatique franche.
Dans ce cas, le malade n'accuse guère que des troubles digestifs aigus, quelquefois de la pesanteur dans l'hypocondre droit et des crises pseudo-gastralgiques. — Le plus souvent alors c'est à l'estomac qu'on rapporte les troubles, Trousseau avait depuis longtemps insisté sur ce fait.
La douleur provoquée par la palpation de la vésicule, la recherche dans l'urine de l'urobiline, l'épreuve de la glycosurie alimentaire, l'étude des antécédents du malade permettront d'éviter l'erreur.
B. Il y a colique hépatique.
On devra éliminer.
a) La gastralgie, l'indigestion simple ; dans ce dernier cas on se rappellera que les vomissements soulagent dans l'indigestion et qu'ils n'ont guère d'influence sur la durée de la colique hépatique.
b) La colique appendirulaire.
«. Siège de la douleur (point de Mac Burney). (3. Evolution toute diflérente.
c) La péritonite.
a. Tout le ventre est douloureux.
p. Le pouls est fréquent et petit.
*;. Le faciès est grippé.
ï. L'attitude est toute différente (hépatiques assis, penchés en avant, péritonéaux, étendus sur le dos).
à)' Ulcère simple de F estomac.
a. Antécédents hyperchlorhydriques.
p. Douleurs en broche.
-;. Bématémèses.
e) Cancer du foie.
Il ne peut guère v avoir hésitation qu'au début quand le cancer se développe en particulier chez des BÎ( ■■■- atteints antérieurement de lithiase biliaire, mais la marche, la palpation du foie,
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l'altération de l'état général permettent une élimination rapide.
f) Coliques néphrétiques.
a. Siège de la douleur et irradations.
p. Modifications urinaires.
Mais la coïncidence non très rare des 2 affections ne permet pas loujours de détermiuer ce qui revient à chacune des deux maladies.
g) Colique saturnine.
a. Rétraction du ventre.
p. Soulagement de la douleur par une large pression sur l'abdomen.
Y« Stigmates du saturnisme.
h) Empoisonnement par agents caustiques ou irritants.
a. Début immédiat des accidents.
?. Douleur stomacale médiane sans irradiations.
y. Caractères spéciaux des matières vomies.
i) Kyste hydatique ouvert dans les voies biliaires ; en dehors des anamnestiques, le diagnostic est impossible.
j) Il en serait de même d'un ascaride lombricoïde engagé dans le cholédoque.
k) Enfin chez les névropathes il faudra toujours penser à l hystérie et en rechercher les stigmates.