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Côlon et artère colique supérieure

Lame de Zuckerkandl.

Le côlon ascendant est en rapport avec l'extrémité inférieure du rein droit, sur une étendue plus ou moins grande, mais il ne remonte jamais audessus du hile, et par conséquent l'angle du côlon ascendant et transverse n'arrive jamais plus haut que ce point.

A gauche, le côlon transverse passe au-dessus du rein gauche et se continue avec le côlon descendant, qui se trouve ainsi situé en dehors du bord externe du rein. Il n'y a donc pas par conséquent de rapport direct à gauche entre le rein et l'angle des côlons transverse et descendant.

Or, les deux méso-côlons ascendant et descendant sont composés de deux lames péritonéales entre lesquelles se trouve une eouche conjonctive fibreuse assez développée (lame de Zuckerkandl).

Cette lame, par suite des rapports ditférents des deux reins avec les côlons, se trouve répondre par sa base : à droite, à la face antérieure du rein, au niveau de son extrémité inférieure seulement ; à gauche, à toute la hauteur du bord externe du rein, en dehors duquel elle est située.

La base de la lame de Zuckerkandl se divise en deux feuillets qui s'étalent sous le péritoine pari*'-

tal, l'un en dehors, l'autre en dedans. Mais, tandis qu'à gauche toute la face antérieure du rein sera recouverte par l'épanouissement de la lame de ZuckerkandL à droite une portion tout à fait minime de cette face antérieure sera seulement cachée sous cette lame fibreuse.

Il résulte de cette disposition que les collections périrénales, qui auront une tendance à proéminer en avant, seront beaucoup plus graves à droite qu'à gauche, car, dans le premier cas, la cavité péritonéale sera moins bien protégée que dans le second (Albarran, cours inédit).

Exploration des reins.

De l'étude de ces rapports on peut conclure à divers modes d'exploration.

A. Exploration indirecte.

a) Inspection,

Ne peut donner aucun renseignement, sauf dans un petit nombre de cas pathologiques.

a. Augmentation dans les cas de certains néoplasmes volumineux.

p. Diminution dans le cas de déplacement du rein, chez individus très maigres.

b) Palpation.

Mode d'exploration le plus fructueux.

Repose sur deux grands principes :

a. Le rein normal et normalement situé, ne peut être senti par la palpation (Bri Israël, Guyon).

p. Le rein malade augmente de volume, si déplace et devient perceptible.

Position du malade.

a. Décubitus dorsal.

Palpation monomanuelle.

Palpation bimanuelle, bedlottemenl (Guyon).

[3. Décubitus latéral.

Exploration monomanuelle de Glénard.

c) Percussion.

a. Abdominale.

p. Lombaire.

Ne donne que des résultats très vagues et n'a qu'une valeur très relative.

d). Toucher rectal (Simon dHeidelberg).

Dangereux et brutal.

e). Endoscopie vésicale.

f). Cathètérisme uretéral.

B. Exploration directe.

a). Ponction exploratrice.

b). Incision exploratrice.

PHLEGMON PÉRINÉPHRÉTIQUE

Bibliographie : Dcplav et Reclus. Traité de chirurgie, t. VII, article de Tuffier. Debove et Achard. Manuel de médecine, t. VI.

Définition.

Inflammation suppurée de la capsule adipeuse du rein.

La périnéphrite peut revêtir trois formes : périnéphrite scléreuse, périnéphrite iibro-lipomateuse et périnéphrite suppurée. Nous ne nous occuperons que de la dernière.

Historique*.

Rayer, première description ;

Trousseau, Demarquay, Guéneau de Mussy, étude clinique ;

Robert», Tuffier, recherches anatomo-pathologiques ;

Ebstein, Rosenberger, Nieden, Albarran, Fischer, bactériologie.

Anatomic pathologique.

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