‹ Recueil de questions d'internatChapitre 365 sur 713 · III. Diagnostic de la nature de la tumeur · texte numérisé non relu

III. Diagnostic de la nature de la tumeur

Liquide ou solide.

Fluctuation pas trop facile à apprécier.

A. Tumeur petite.

Impossible de se rendre compte exact de consistance.

B. Tumeur moyenne.

En général fluctuation perçue facilement ; mais la paroi abdominale peut être très épaisse et des kystes du rein, des hydronéphroses, des pyonéphroses ont été prises pour des tumeurs solides.

D'autre part le sarcome peut être fluctuant.

a) Ponction exploratrice : dangers.

b) Incision exploratrice.

Si tumeur liquide.

Kyste séreux du rein.

Aucun signe clinique autre que tumeur survenant surtout chez femme de 20 à 4a ans.

Kyste hydatique.

Présence en un autre point du corps, surtoul dans muscles, de tumeur de même nature. Frémissement hydatique excessivement rare. Evacuation d'hydatides.

Crise de colique néphrétique.

Oise de rétention d'urine.

Vomi que hydatique.

Maladie kystique du rein (rein polykystique).

Douleurs d'abord unilatérales, puis bilatéral Quelquefois légère hématurie.

De plus, albuminurie1.

Signes d'urémie : œdème céphalalgie, 1>' lures de la tumeur.

Kyste paranêphrétique.

Exceptionnel, on ne peut en faire lediagno

Hydronéphrose,

Fluctuation.

A distinguer surtout du kyste de l'ovaire.

Pyonèphrose.

Purulence des urines.

Si tumeur solide

Est-elle bénigne ou maligne?

A. Tumeurs bénignes.

Tumeur rénale, sans autres signes fonctionnels que ceux qui résultent de son poids et de son volume.

Exception doit être faite pour tumeurs villeuses du bassinet et qui se caractérisent par des hématuries profuses, affectant tous les caractères des hémorragies dues aux tumeurs malignes du rein.

Mais pas d'augmentation de volume.

a) Fibrome.

Rare.

bi Adénome.

Ou ne se perçoit pas et n'appartient pas alors à la clinique.

Ou bien tumeur proprement dite et alors se comporte comme malignes (Sabourin et Œttinger.)

c) Angiome et myxome.

Gliome, syphilome., ostéome, tumeurs villeuses du bassinet.

Rareté. Rien de spécial.

d) A ces tumeurs bénignes du rein il faut annexer tumeurs également bénignes, mais paranéphrétiques.

Fibrome, lipome, tumeurs développées dans capsule cellulo adipeuse.

B. Tumeur maligne.

Unilatéralitr.

Signes fonctionnels.

Kxamen des urines (Hypothèse de Rommelœre).

Varicocèie symptomatù/ue (Guyon).

Dès le début (Tuilier).

Atteint les deux groupes de veines.

Veines plus souples que dans varicocèle ordinaires (Guillet).

Hydrocèle.

Circulation veineuse collatérale.

Varices des membres inférieurs.

Œdèms.

Ascite.

Ictère.

Vomissements incoercibles.

Constipation opiniâtre, compression dei nerfs de la queue du cheval.

Mais tous ces signes ne sont guère utilisables au point d vue du diagnostic car ils marquent la fin de l'évolution d la tumeur maligne.

V. Peut-on faire le diagnostic de la variété <l< la tumeur maligne?

Sarcome. Enfant :

Caractère de malignité remarquable.

Sarcome. Adulte :

Gravité moindre que chez l'enfant.

Meilleures conditions d'intervention.

20 à 30 ans.

Hématurie manque dans 50 °/0.

Douleurs vives.

Cachexie remarquable tardive.

Durée 5 à i\ ans.

Carcinome,

Hématurie abondante.

Cachexie assez lente.

Durée 3 ans à 3 ans 1/2.

Lytnphadènome.

Ne se voit qu'avec les autres lésions de la leucoi Ihémie.

. La tumeur est-elle mobile et n'y a-t-il pas de généralisation ?

A. Mobilité.

On recherchera donc la propagation.

à) Le ballottement ne permet pas d'éliminer les adhérences.

b) S'appuyer surtout sur le caractère des douleurs. Si douleur vertébrale, repousser toute intervention.

B. Généralisation.

Examen de tout le corps : viscères et membres. Régions ganglionnaires.

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