L'albuminurie est toujours pathologique
C'est la théorie si brillamment défendue par Lecorché et Talamon.
b) Y? albuminurie intermittente cyclique i maladie de Pavy) peut servir de transition entre l'albuminurie physiologique et les albuminuries pathologiques.
Elle se rencontre surtout chez des sujets jeunes, nés de parents rhumatissants, elle se montre surtout le soir et peut se prolonger longtemps sans s'accompaner de troubles graves de la santé, ou d'indices d'une affection rénale. Cependant les malades sont pâles, dyspeptiques, paresseux. Chaque attaque d'albuminurie est suivie d'une décharge d'urée ou d'acide urique.
B. Albuminurie du mal de Bright.
Liée à des lésions profondes et diffuses du rein et associée à l'anémie, à la dilatation avec ou sans hypertrophie du cœur et à l'urémie.
Klle se présente avec des caractères spéciaux suivant la variété anatomique de la lésion.
a) Néphrite à prédominance d'altérations par enchymateuses.
L'urine renferme une quantité d'albumine toujours »ez considérable (5, 8, 12 et même 20 grammes),
chiffre qui s'abaisse considérablement à la lin de la
maladie
b) Néphrite interstitielle.
L'albumine est en faible quantité, il est rare que l'urine contienne plus de quelques centigrammes à un gramme par litre. Dans certaines formes même l'albuminurie peut complètement manquer.
L'étude de la perméabilité rénale par le bleu de méthylène (Achard) a bien montré que l'importance de cette perméabilité était prédominante et sans rapport nécessaire avec le taux de l'albumine.