C. NÉPHRITES INFECTIEUSES AIGUËS
Cj. Albuminuries fébriles.
a) Surtout dans la diphtérie, la pneumonie, la scarlatine, la fièvre typhoïde puis l'érysipèle, le rhumatisme articulaire, la grippe, les fièvres éruptives, les oreillons, le typhus, la fièvre jaune. Pour MM. Lécorché et Talamon, l'albuminerie minima serait constante dans ces cas.
b) La quantité d'albumine oscille de quelques centigrammes à quelques grammes. Son évolution est en général parallèle à celle de la fièvre. L'albumine fébrile est presque toujours non rétractil-'. ce qui, pour Bouchard, serait équivalent à l'absence de néphrite, mais pour Lépine serait surtout en relation avec le degré d'acidité ou de dena de l'urine. Pour Talamon et Lécorché il y aurai' toujours néphrite.
c) Cette néphrite passagère est causée par les micro-organismes pathogènes (érysipèle, pneumonie) : elle peut être le fait d'une infection secondaire ; le plus souvent elle est due aux toxil sécrétées par les microbes (diphtérie, choléra antitoxines pour Arnozan provoqueraient soin L'albuminurie.
C2. Néphrites proprement dites. L'évolution n'en i point régulière et ne se modèle en rien sur celle de la maladie.
a) Néphrite scarlatineuse se produit vers la semaine <lc la maladie.
ALBUMINERIE 595
a. Se traduit par de l'anasarque, des œdèmes localisés.
(3. Peut se compliquer d'accidents urémiques, surtout de convulsions.
Y. Elle peut : guérir ; passer à l'état chronique ; entraîner rapidement la mort par urémie.
b) Néphrites de la diphtérie, de la fièvre typhoïde, de la pneumonie, etc.
c) Néphrite a frigore.
C'est une néphrite bactérienne primitive d'une grande cavité.
Toutes ces néphrites peuvent :
— Emporter le malade par urémie aiguë.
— Disparaître complètement.
— Evoluer vers le mal de Bright.
D. Néphrites toxiques.
Pas un médicament pour ainsi dire n'est incapable de provoquer à certains moments de l'albuminurie.
a) Cantharides, surtout après l'application de vésicatoires.
b) Plomb. La néphrite saturnine a une évolution très lente, transitoire et intermittente au début ; l'albuminurie devient graduellement continue et abondante, elle aboutit à l'atrophie rénale avec polyurie nocturne.
c) Chloroforme. 10/100 des cas pour Pinaud.
E. Albuminuries dans les maladies chroniques.
a) Cardiaques.
Elimination complète et rapide des matériaux azotés malgré le peu d'abondance de l'urine, conservation de la fonction rénale malgré l'albuminurie : tels sont ses traits essentiels.
b) Par auto-intoxicaiion.
x. Surmenage, dermatoses (très rares), enté-
rites, dilatation de l'estomac, intoxication d'origine hépatique.
p. Absence d'éléments figurés dans l'urine, variation du chiffre de l'albumine avec les repas, curabilité.
c) Système nerveux.
L'expérience de Cl. Bernard provoquant l'albuminurie par piqûre du bulbe semblait faire prévoir que l'albuminurie deviendrait un symptôme de certaines maladies nerveuses. On n'a pas pu réunir encore assez de cas pour en pouvoir faire un groupe net.
d) Diabète, goutte, obésité, dyspepsie.
L'albuminurie peut s'y présenter sous une forme bénigne et une forme grave, mais même be'nigne elle aggrave singulièrement le pronostic de la maladie causale.
e) Tuberculose.
Soit par tuberculose rénale avec troubles de la miction, hématuries, pyuries, bacilles de Koch dans l'urine.
Soit par auto-intoxication chez un tuberculeux avéré.
Soit à la phase prétuberculeuse.
f ) Affections des voies urinaires*
Tantôt par gêne de l'excrétion urinaire, compression des vaisseaux, ralentissement de la circulation glomérulaire.
Tantôt par infection rénale ascendante.
F. Albuminurie dee nouveaux-nés.
Des autopsies ont montré qu'en cas de mort d mère et de l'enfant les altérations rénales étai identiques ; il est donc légitime de conclure que L'albuminurie peut se transmettre de la mère à l'enfant.
L'albuminurie peut se prolonger au delà des premiers jours de la vie, elle prépare pour plus tard le terrain aux néphrites infectieuses graves.
G. Albuminurie de la grossesse.
N'a pas de caractères bien tranchés.
Elle expose à l'avortement, à l'accouchement prématuré.
Elle s'accompagne fréquemment d'éclampsie.
D'où nécessité impérieuse d'examiner systématiquement l'urine toute femme enceinte et de répéter fréquemment cet examen, d'autant plus que dans ces cas le régime lacté est absolument souverain.
. Traitement.
A. De l'albuminurie.
Régime lacté exclusif dans les cas d'accidents graves, de menaces d'urémie.
Régime lacté mitigé dans les autres cas.
Médicaments :
Calomel, alcalins, iodure de potassium, lactate de strontiane, tannin, n'ont guère d'action que combinés au régime lacté.
Hygiène.
Toniques, hydrothérapie, frictions sèches, vie au grand air.
B. De la cause.
SOMMAIRE DES FASCICULES 1 A 12 (Suite)
. Lobule hépatique. I III. Anatomie. Cirrhoses alcooliques.
logie. Ictères infectieux. I IV. Pathologie. Kystes hydatiques.
mie. Vésicule biliaire. ! HT mie. Veine Porte.
ie. Lithiase biliaire. I IV. Pathologie. Abcès du foie.
•omib. Pancréas.
ie. Diabète.
j III. Anatomie. Rate.
I IV. Pathologie. Leucémie.
:. Rapports des reins.,
ie. Phlegmons péri-néphré-