Submatité aux bases, ailleurs zones tympaniques
2. Râles d'oedème pulmonaire fins et secs, râles humides et crépitants de bronchite fine, tous ces signes caractérisés par leur variabilité, leur mobilité, leur durée très courte, leur alternance.
B2. Dyspnée urèmique.
A côté des faits précédents, on rencontre une dyspnée sine materia dans laquelle l'absence de tout signe stéthoscopique contraste avec l'intensité des troubles dyspnéiques. Elle se présente sous trois formes.
a) Dyspnée simple.
a. Brusquement, difficulté respiratoire, anxiété respiratoire allant jusqu'à l'orthopnée. Si les accidents ne se calment pas, l'accès peut être mortel.
fi. Ou simplement on note de l'oppression qui s'exagère par la marche ou par les mouvements, se manifeste souvent la nuit et force le malade à marcher (déambulation nocturne.
b) Asthme urèmique.
Accès d'asthmes en tout semblables à l'asthme cardiaque et caractérisés essentiellement par des accès d'oppression se
produisant la nuit et surprenant le malade pendant son sommeil.
Durée, une demi-heure à une heure, quelquefois plusieurs en vingt- quatre heures.
c) Type respiratoire de Cheyne- Stokes enfin.
a. Caractérisé par une apnée complète, durant plusieurs secondes, suivie d'une série d'inspirations de plus en plus fréquentes et faciles, qui se ralentissent ensuite pour aboutir à une nouvelle suspension de la respiration (rythme de Cheyne-Stokes).
p. Il n'est pas douteux que l'action du poison urémique se porte sur le bulbe.
« C'est une sorte de somnolence du bulbe qui a besoin d'être sollicité par une plus grande force, par un commencement d'asphyxie. Le malade est réveillé et a besoin de respirer d'autant plus que l'asphyxie est plus considérable. » (Potain.)
Y. Ce symptôme est ordinairement accompagné de désordres circulatoii oculo-pupillaires et cérébraux: circulation embarrassée, cyanose des lèvres, pupille? contractées pendant l'apnée, dilai pendant la dyspnée, facultés psychiqie obtuses.