I. Urémie aiguë
A. Survient le plus souvent :
a) A l'occasion de la néphrite scarlatineuse.
b) A l'occasion des néphrites gravidiques.
c) A la fin d'une néphrite interstitielle.
B. Il y a souvent des prodromes :
a) Diminutions ou suppression des urines.
b) Phénomènes urémiques alternants.
C. Mais bientôt l'urémie se confirme et dans sa forme aiguë prend généralement une allure symptomatique typique ; d'après la prédominance, le groupement clinique des symptômes on décrit.
Cy. Des FORMES NERVEUSES.
à) Une forme convulsive, avec ses trois types
a. Epileptique ; p. Convulsive ; Y. Tétanique.
b) Une forme paralytique, assez rare, nous l'avons vu.
c) Une forme délirante avec ses deux types :
a. Aigu, délire brightique ; P. Chronique, folie brightique.
d) Une forme comateuse.
C2. Des FORMES RESPIRATOIRES.
a) Dyspnée urémique;
b) Asthme urémique;
c) Dyspnée paroxystique de Cheyne-Stokes.
C3. Des FORMES GASTRO-INTESTINALES.
il ne faut pas oublier que ces divers accidents, ces diverses formes peuvent se combiner ou se succéder chez le même malade.
Le pronostic de ces accidents dépend de leur forme clinique.
a) Le coma initial est presque sûrement mortel.
b) Les accès convulsifs avec périodes de coma intercalaires sont d'un pronostic moins sévère.
c) L'éclampsie fournit le plus grand nombre des guérisons.
D. a) Si la guérison doit survenir, elle est généralement annoncée par un phénomène critique : diarrhée, sueurs, diurèse.
b) Si c'est la mort, ce sera le fait :
a. Du coma avec collapsus; P. D'une diarrhée épuisante ; Y. D'une complication : hémorragie cérébrale, broncho-pneumonie, œdème pulmonaire, etc.