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C. Lymphatiques

Riche réseau dans le chorion, au-dessous de lVpithélium.

a) Portion prostatique.

a. Se mêlent aux lymphatiques propres de la prostate.

804 QUESTIONS D'iNTERNAT

p. Remontent le long des canaux éjaculateurs jusqu'au col de la vésicule séminale et là se confondent avec les lymphatiques de ce dernier organe.

b) Portion membraneuse.

Forment avec lymphatiques de la portion spongieuse deux trous qui traversent la paroi du canal, au niveau du frein de la verge, pour se terminer dans les lymphatiques qui contournent la base du gland et aboutir finalement avec ces derniers aux ganglions superficiels du pli de l'aine.

D. Nerfs.

a) Plexus hypo gastrique.

a. Filets vasculaires.

p. Filets moteurs.

y. Filets sensitifs : flexuosités nombreuses pour se prêter à l'allongement provoqué par l'excrétion (Quénu).

I. Réseau sous-épithélial d'où partent fibrilles terminales destinées à l'épithclium.

II. Planner, en 1888, a décrit des corpuscules nerveux terminaux, qui ne sont probablement que des corpuscules de Krause.

III. Sur le trajet des filets nerveux on trouve des ganglions minuscules, surtout autour de la prostate et sur la paroi inférieure de la portion membraneuse de l'urèthre.

b) Nerf honteux interne.

Fournit les lilels moteurs du sphincter strié, qui viennent ainsi des troisième et quatrième Bacrées.

URÈTITRE POSTERIEUR X0.">

PHYSIOLOGIE

A. Propriétés.

L'urèthre postérieur est sensible, élastique et contractile.

a) Sensibilité.

C'est sur sa sensibilité, au niveau de l'urèthre prostatique, que repose la théorie émise par Kùss pour expliquer le besoin d'uriner.

M. Guyon s'est élevé contre cette opinion de la sensibilité particulière de l'urèthre prostatique, qui serait pour cet auteur « tout-à-fait insensible au contact des liquides » ; mais il convient parfaitement que dans la région prostatique, la sensibilité au contact des sondes, des corps solides, des pressions (toucher rectal), se montre à l'état physiologique un peu plus vive que celle du corps de la vessie.

Quoi qu'il en soit, un point intéressant au point de vue du cathétérisme et de la production du spasme uréthral a été bien mis en évidence par Reliquet :

1. Les excitations portant sur l'urèthre jusqu'au collet du bulbe ont pour conséquence la contraction des sphincters ;

2. Les excitations portant sur l'urèthre postérieur et les organes avoisinants (prostate) agissent plutôt en donnant lieu au spasme vésical.

Conclusion : Le contact de la sonde dans l'urèthre antérieur a des tendances à produire le spasme uréthral ; son passage dans l'urèthre postérieur, en faisant contracter la vessie, favorise la miction et sa pénétration dans le réservoir vésical.

b) Elasticité.

L'urèthre postérieur est élastique, mais cette élasticité n'est point comparable à celle de l'urèthre antérieur.

c) Contractilitc.

Par contre, il est la portion vraiment contractile du conduit. L'urèthre postérieur est actif, l'urèthre antérieur passif.

/?. Fonctions.

Grâce à ces propriétés, l'urèthre postérieur n'est point un simple conduit excréteur, chargé de porter au dehors le produit de la sécrétion des reins. 11 a poui fonctions, non seulement de livrer passage à l'urine, mais encore de la retenir dans la vessie pendant le* intervalles de la miction. Il joue de plus un rôle impor tant dans l'acte de Yèjaculation.

Itibliographie : Cruveilhier — Sappey — Testut — Charpy — Launois et Moreau — Viault et Jolyet — Kuss et Duval — Pierre et Paul Delbet.

définition.

La prostate est un organe blanchâtre de nature glandulaire qui se développe autour de la portion initiale de Turèthre. Son étude est intéressante, tant à cause des diverses tailles au cours desquelles elle est entamée qu'à cause des fonctions qu'elle remplit.

éveloppement.

Cet organe se développe autour de sinus uro-génital, au niveau de l'embouchure des canaux de Wolff (qui forment < anaux éjaculateurs) et des canaux de Muller (qui se réunissent en formant l'utricule prostatique).

Les premiers bourgeons apparaissent, vers le milieu du troisième mois de vie intra-utérine, sous forme d'une éva-

nation de la muqueuse uréthrale. Ces bourgeons en £e développant ne tardent pas à dessiner deux petits lobes situés latéralement.

Au milieu du quatrième mois, les bourgeons primitifs se couvrent de bourgeons secondaires et se creusent d'une lumière centrale. Les lobes latéraux se fusionnent en arrière.

Au milieu du cinquième mois, ils se trouvent entourés de

mi conjonctif dense où il est possible de distinguer des musculaires lisses anastomosées entre elles, e réseau musculaire apparaît très nettement au milieu

u neuvième mois de la vie embryonnaire.

du i

Anatomie comparée.

Chez certains animaux et même chez des singes, la fusio des lobes latéraux ne s'effectue pas, il y a deux prostates.

Situation.

Dans étage supérieur du périnée antérieur ; Au-dessous de vessie ;

Au-dessus de l'aponévrose moyenne du périnée ; En avant et au-dessus de l'angle formé par la réunion de; portions moyenne et terminale du rectum ;

En arrière de partie inférieure de symphyse pubienne.

Forme.

Assez variable. Peut être cependant comparée à un com légèrement aplati d'avant en arrière, à sommet inférieur e base supérieure. La forme de la prostate, d'ailleurs, subit de, changements importants au cours du développement il< l'individu.

Direction.

Oblique de haut en bas et d'arrière en avant. Son axe forme avec horizontale passant par orifice vés de l'urèthre un angle de 50° (Charpy).

Volume el poids.

Variable suivant âge.

A. Naissance.

Plus grand diamètre S millimètres.

IL Pi BERTÉ.

Accroissement subit, comme le reste de l'appar génital.

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