C. Influence de l'émasculation et de la résection des
a) Emasculatioiu
a. Chez l'enfant.
La protaste reste infantile, comme tous les organes qui devraient se développer au moment de la puberté.
p. Chez r adulte et le vieillard.
Amènerait atrophie de la prostate ; mais phénomène inconstant.
Cependant, mode de traitement actuellement à l'ordre du jour pour l'hypertrophie de la prostate.
b). Résection des canaux déférents.
Aurait même résultat que l'émasculation. En outre ne produirait pas les accidents imputés à cette dernière opération. Doit donc être préférée, d'une façon générale, à la castration (Guyon).
■Bibliographie : Duplay et Reclus. Traité de chirurgie. — Guyon. Affections de la vessie et de la prostate. — Flœrsheim. Thèse de Paris, L896, — Raymond Petit. Traitement chirurgical de l 'hypertrophie et de la prostate (Gaz. hebdom. de Mùd. et Chir., 10 janvier 1887). — Traité de Le Dentu-Delbet.
Définition.
« Les malades habituellement désignés comme atteints (Y hypertrophie de la prostate offrent un tel ensemble de symptômes, de complications et de lésions, qu'il ne faut pas seulement voir en eux une affection purement locale, mais un processus beaucoup plus complexe. Aussi pompas séparer le malade de la maladie, peut-on leur appliquer la dénomination de prostatiques. » (Guyon).
Historique*
L'histoire de l'hypertrophie de la prostate n'est pas de date très ancienne. Ce n'est que vers le x° ou xi° siècle «pie les médecins arabes commencent à la signaler. Au X\ II' 'sièch on ne s'occupe de cette maladie qu'accessoirement, comme cause décompression de la vessie et de l'urèthrc. Morgagni, J.-L. Petit, etc., l'étudient dans cel ordre d'idées. Avec Evrard Home, Ci viale, Mercier (1841), la question renl dans sa phase contemporaine. A la période actuelle, Thomson fournit l'étude de l'anatomie microscopique. Enfin Guyon, en ISSS, montre que l'hypertrophie delà prostate n'esl qu'une manifestation de l'artério-sclén
généralisée.
Aiialomie pathologique.
Au point de vue anatomo-pathologique, l'hypertrophie de la proslale est une affection dont le caractère essentiel est un envahissement de la glande par du tissu fibreux.
Macroscopiquement elle se traduit par une augmentation de volume de la prostate qui devient dure et crie sous le scalpel qui la coupe. Cette augmentation de volume peut être totale ou partielle. Partielle, elle peut porter sur l'un des deuxlobes latéraux ; mais elle porte surtout sur le lobe moyen qui se développe du côté de la vessie, soulève la région du col vésical et proémine au-dessus de l'orifice de Furèthre.
Le bas-fond de la vessie est ainsi exagéré.
Comme conséquence de l'hypertrophie de la prostate, la région prostatique de l'urèthre est à la fois augmentée de longueur et modifiée dans sa forme.
Etiologie.
A. Causes déterminantes.
Localisation tf arlério-sclérose (Guyon).
Il en résulte que cette affection frappe surtout des gens âgés de 55 à 65 ans. Mais tout vieillard n'est pas forcément prostatique.
La statistique enregistre le chiffre d'environ 34 0/0.
A partir de 70 ans, on ne devient plus prostatique.
Il existe cependant des prostatiques relativement jeunes. Mais ici encore le fameux axiome est applicable : on a l'âge de ses artères (Cabanis).
B. Causes prédisposantes.
Alcool.
Abus de coïts.
Arthristisme.
Enfin toutes causes de congestion des vaisseaux du petit bassin chez les artério-scléreux.
Symptômes.
Les symptômes observés varient suivant la période de la maladie.
Trois périodes :
lre période prémonitoire :
Symptômes dynamiques, essentiellement caractérisés par des troubles de la miction.
2e période :
Symptômes d'ordre mécanique, rétention d'urine. 3e période :
Incontinence d'urine. Malades urinent par regorgement.