‹ Recueil de questions d'internatChapitre 534 sur 713 · C. Période d'incontinence · texte numérisé non relu

C. Période d'incontinence

a) V incontinence vraie d'urine indique qu'aux lésions

primitives se sont surajoutées les lésions secondai!' de la distension.

b) On ne doit pas la confondre avec la fausse incontinence où l'émission de l'urine, involontaire mais consciente, se produit sous l'influence de besoins impérieux. Le malade n'a pas le temps de prendre ses dispositions pour satisfaire proprement son besoin.

La fausse incontinence est une conséquence non de la distension de la vessie mais de la rétention d'urine ; on peut même la considérer comme un bon avertissement de la distension qui se prépare et qu'on peut éviter lorsque le traitement est institué à temps.

L'incontinence vraie d'urine caractérise la distension de la vessie ; mais la distension ne reste pas localisée à cet organe, elle s'étend aux uretères et au rein.

La distension des voies urinaires supérieures est caractérisée par la polyurie.

c) Polyurie. — Ce n'est pas à dire que la polyurie ne puisse s'observer chez le prostatique en dehors de cette distension. La polyurie peut, en effet, marquer le début de la maladie ou se manifester dans la période de rétention. Quelle que soit d'ailleurs son époque d'apparition, elle « traduit toujours une excitation fâcheuse du côté des reins ». .

Au lieu de 1 200 à 1 500 grammes d'urine, les malades peuvent uriner deux litres et demi, trois litres et même davantage toutes les vingt-quatre heures.

La polyurie est surtout nocturne, ce qui ne doit pas étonner puisque la congestion est surtout marquée dans le décubitus horizontal et pendant le sommeil.

La polyurie est simple ou trouble. Dans le premier cas, elle est susceptible de guérison sous l'influence d'un traitement convenable ; dans le second, « "elle témoigne de lésions avancées du rein » et sa persistance est inévitable.

La polyurie simple peut également être rebelle à tout traitement. Elle est alors, comme la polyurie trouble, symptomatique de lésions sérieuses de l'organe sécréteur.

Il faut donc bien savoir « que les urines peuvent être limpides à L'œil et au microscope et cependant le malade peut être irrémédiablement atteint, prochainement menacé ».

Nous voyons donc qu'à ce moment les symptômes locaux et les lésions locales ont passé au second plan pour faire place à des lésions plus graves intimement liées à elles et qui font également partie des complications de la maladie.

Les symptômes suivants appartiennent au même ordre de faits, et sont dus à la progression des phénomènes.

d) Ce sont des signes généraux, « essentiellement représentés par des troubles digestifs et par des manifestations fébriles ».

On peut cependant les observer dès la période de rétention, comme nous l'avons signalé plus haut, mais toujours à un moindre degré d'intensité.

a. Troubles digestifs.

I. D'abord caractérisés par troubles dyspeptiques vagues, alternatives de diarrhée et de constipation.

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