C. HÉMATURIE
à) Spontanée, sous l'influence des phénomènes congestifs.
b) Ou provoquée, soit par cathétérisme trop complet ou trop rapide, soit par fausse route.
c) Ni abondante, ni de longue durée.
Marche. Durée. Terminaison. Pronostic.
A. Marche.
Extrêmement lente d'une façon générale.
Variable suivant la période.
a) Période prémonitoire.
Progressive et sournoise, et il convient de ne pas s'y méprendre. En général, peu à peu, les journées et les états de veille n'ont plus l'accalmie du début qui tranchait avec les troubles noctures. Les besoins d'uriner se rapprochent et se renouvellent fréquemment. Cependant cette période peut être à elle seule toute la maladie.
b) Période de rétention.
Si pas de complication dans crise de rétention aiguë et si traitement convenable régulier, peut se prolonger également très longtemps.
Sous l'influence du cathétérisme, la maladie peut même rétrocéder et revenir à la période prémonitoire.
Mais si la rétention est surtout déterminé* par les phénomènes congestifs et non pâi l'obstacle mécanique, la rétention devien définitive.
Cette rétention définitive elle-même « d'ailleurs compatible, grâce à un cathétérisme régulier, avec une santé parfaite pendant Foi longtemps (10, 15, 20 ans).
c) Période d'incontinence.
A ce moment, le pronostic change du to au tout.
La santé est en équilibre instable. On doit s'attendre constamment à une catastrophe, bien que rien en apparence puisse la faire soupçonner. Un premier cathétérisme, qu'il faut cependant se résoudre à tenter si Ton veut essayer de ramener le malade à la seconde période, est ordinairement le signal des accidents graves au bout desquels est souvent la mort, à plus ou moins brève échéance.
B. Durée.
Extrêmement variable ; mais toujours longue.