C. Terminaison
Pas de guérison véritable.
Mort soit par une complication de rétention aiguë,
Soit par néphrite aiguë, Soit par néphrite chronique.
D. Pronostic.
Grave, d'une façon générale.
Mais au point de vue des dangers immédiats qui peuvent menacer le malade, il est bénin dans les deux premières périodes.
Magnoslic.
En général facile. Il faut bien savoir que le plus souvent l'erreur commise ne consiste pas à confondre l'hypertrophie de la prostate avec une autre affection, mais à la laisser passer inaperçue. Un malade qui ne s'observe pas, que les symptômes de la période prémonitoire ont laissé indifférent, qui est arrivé d'emblée à la rétention incomplète sans distension, sans avoir eu à subir d'accès de rétention aiguë, p<ut venir consulter uniquement pour les troubles digestifs. Il faut savoir découvrir le prostatique sous ce prétendu lyspeptique.
834 QUESTIONS D'iNTERNAT
A. Diagnostic positif.
a) Les éléments rationnels du diagnostic varieront donc suivant les périodes.
a. Période prémonitoire.
Les troubles fonctionnels de cette période peuvent se montrer dans d'autres affections ; mais ce qui les caractérise dans l'hypertrophie de la prostate c'est qu'ils sont d'abord nocturnes.
(3. Période de rétention.
Les accès de rétention aiguë, les troubles digestifs dans la rétention incomplète sans distension mettront sur la voie du diagnostic. y. Période d'incontinence.
L'émission inconsciente de l'urine, l'exagération des troubles digestifs et les phénomènes fébriles, la polyurie attireront forcément l'attention vers les organes génitourinaires.
Enfin une notion extrêmement importante est celle qui est tirée de Y âge du malade. Les prostatiques sont des vieillards de cinquante-cinq à soixante-cinq ans et chez lesquels il est ordinairement facile de relever les diverses manifestations de Yathérome.
Cependant il faut se rappeler que des sujet* relativement jeunes peuvent être atteints d'hypertrophie de la prostate et chez ceux-là il faudra faire attention aux phénomènes suivants :
«. Pollakiuric nocturne.
fi. Quiétude des journées.
Y. Si y nés d'artériosclérose généralisée.
h) Les éléments physiques sont : la percussion, la palpation hypogastrique, le toucher rectal et le cathétérisme.
a. Percussion*
Ne fournit guère de renseignements <iii dehors «1rs cas de rétention aiguë ou de rétention avec distension.
Peut facilement laisser passer inaperçue une rétention de 500 à 600 grammes de liquide.
p. Palpation hypo gastrique.
Pratiquée isolément, n'est guère plus instructive que la percussion.
Y. Toucher rectal.
Seul ou combiné à la palpation est un excellent élément de diagnostic.
Pratiqué isolément, il permet de constater l'hypertrophie de la prostate.
Aidé de la palpation hypogastrique, il renseigne un observateur un peu exercé sur l'état de la vessie : « Il suffit d'un peu d'habitude pour apprécier assez exactement son volume et la quantité d'urine qu'elle contient ».
On doit cependant se rappeler qu'il peut y avoir hypertrophie de la prostate sans augmentation appréciable du volume de cet organe. Il y a alors surtout sclérose vésicale. o. Cathètèrisme.
« \S explorateur à boule olivaire est le seul instrument dont vous aurez à faire usage » si Ton s'en tient à l'examen de la prostate.
Il permet d'apprécier : la longueur et les déformations de la portion prostatique de l'urèthre.