‹ Recueil de questions d'internatChapitre 564 sur 713 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

L'histoire de cette affection, assez confuse dans les auteurs anciens, a été particulièrement précisée par Cooper, Velpeau, Curling, qui en firent une description complète et en distinguèrent les variétés. Gosselin, Panas, Kocher en pénétrèrent l'anatomic pathologique et l'étiologie, et ces notions furent encore parachevées par la pratique récente de l'incision de la vaginale et de la cure radicale de l'hydrocèle.

ETIOLOGIE

On doit tout d'abord distinguer deux grandes van d'hydrocèle : l'hydrocèle congénitale par persistance conduit vagino-péritonéal, liée par conséquent à un vin d'évolution ; l'hydrocèle non congénitale, acquise : c'esl la forme commune caractérisée par l'accumulation de liquide dans la cavité vaginale, close de toutes parts.

HYDROCÙLE VAGINALE 859

A. Hyclrocèle non congénitale.

a) Elle peut être consécutive à une altération avérée, reconnue, du testicule; elle est dite alors symplomatiqiie et n'est le plus souvent qu'un épiphénomène sans intérêt; nous ne nous en occuperons pas.

b) Nous aurons surtout en vue l'hydrocèle survenant en dehors de toute affection « proclamée » du testicule, et que l'on désignait sous le nom d'hydrocèle essentielle ou idiopathique.

Kocher et Panas ont vu depuis longtemps que l'hydrocèle n'est pas plus essentielle que les autres hydropisies, mais qu'elle est toujours symptomatique d'une affection de la séreuse ou du testicule, lésions qui, dans ces cas, restent latentes. Kocher la désigne sous le nom de vaginalite chronique séreuse, et Panas déclare que l'hydrocèle est toujours symptomatique d'une épididymite chronique, entretenue par une affection du col de la vessie ou de la prostate.

L'exploration de la tunique vaginale après incision, comme on la pratique aujourd'hui pour la cure radicale, a pleinement confirmé cette manière de voir, en y faisant reconnaître très fréquemment de petits kystes de l'épididyme, des corps étrangers libres ou adhérents, des exsudats sanguins ou pseudo-membraneux, des plaques calcaires ou cartilagineuses.

Aussi M. Reclus résume ainsi l'étiologie de l'hydrocèle : l'inflammation aiguë ou chronique, latente ou patente, telle est la genèse unique de l'hydrocèle, et chacun des facteurs invoqués n'a d'influence sur l'épanchement que comme metteur en cause de l'inflammation.

Il faut cependant citer pour mémoire l'étiologie des auteurs classiques qui est la suivante :

*. Causes locales.

Traumatismes agissant pour les uns en déterminant des ruptures vasculaires et pour Reclus donnant lieu à de l'épididymite et de la vaginalite.

. Causes éloignées.

Lésions du voisinage dont la vaginalite n'est qu'un symptôme. C'est dans ce groupe que rentrent les lésions de l'urèthre postérieur, du col de la vessie, de la prostate, etc.

(il

Y« Causes rares.

Tuberculose, scarlatine, rhumatisme, etc.

Mais l'hydrocèle rhumatismale elle-même succéderait à une inflammation primitive de l'épididyme.

Mentionnons la fréquence relative de l'hydrocèle dans l'enfance et dans la vieillesse, ainsi que la fréquence encore mal expliquée de cette affection sous certaines latitudes, dans des pays humides et chauds comme la Guadeloupe et la Martinique, l'Egypte, les Barbades, les Indes, etc.

B. Hvdrocèle congénitale»

Nécessite l'existence de deux facteurs.

a) Un vice de développement -.persistance du conduit péritonéo-vaginaL

b) Une cause occasionnelle : traumatisme, épididymite, etc.

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