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ANATOMIE PATHOLOGIQUE

A. Hydrocèle non congénitale»

Présente à considérer le contenu de l'hydrocèle, le coutenant, L'état du testicule et de l'épididyme.

a) Liquide.

En quantité variable, quelques grammes à plusieurs litres, en général, de 40 à 300 grammes, la collection peut cire scrotale, inguinale ou même abdominale.

Apparence ordinaire, transparent, limpide, jaune pâle, citrin, rappelant l'aspect du sérum sanguin; quelquefois teinté par le sang plus ou moins brun : exceptionnellement apparence laiteuse par la présence «le matières grasses et de lilaires du sang, presque exclusivement chez les individus venanl de pa\s à lilaires.

Il Y D R 0 ( : È L É V AGI X A L E 861

En France, lorsque la vaginalite laiteuse n'est pas due à la filaire, elle est due à la compression ou à la lésion du système lymphatique sans qu'il soit nécessaire qu'il existe pour cela une plaie de la vaginale.

Composition assez analogue à celle du sérum sanguin, il contient près de 8 à 10 p. 1000 d'albumine d'où la coagulation de ce liquide par la chaleur et l'acide azotique. Il est parfois fort riche en cholestérine. Sa réaction est nettement alcaline. Sa densité environ 1025.

b) Vaginale.

Elle est d'un aspect très variable, elle peut ne présenter aucune altération ; elle peut au contraire être épaissie, crétifiée ; on peut y trouver des plaques calcaires, des pseudo-membranes, des corps étrangers, etc.

Le plus souvent distendue d'une manière uniforme (hydrocèle en calebasse) ; elle peut au contraire être fort irrégulière, soit par suite de la résistance plus forte d'une bande fibreuse de la tunique vaginale qui la sangle [hydrocèle bilobéc), soit par suite du cloisonnement de la cavité vaginale par des brides, des tractus fibreux de nouvelle formation Uiydrocèlc multiloculaire). Rappelons enfin le cas exceptionnel de Béraud où l'on aurait trouvé deux poches, l'une scrotale superficielle, l'autre vaginale profonde communiquant par un pertuis.

Enfin, dans les cas d'hydrocèle vaginale sousépididymaire, un cloisonnement fibreux isole le cul-de-sac sous-épididymaire et l'on perçoit sous l'épididyme une masse arrondie qui augmente et finit par déborder la glande qu'elle supporte.

c) Testicule et kpididyme.

Situation.

D'ordinaire le testicule esl fixé <mi dedans, en arrière et en bas. Cette disposition est

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commandée par les dispositions anatomiques, le testicule étant comme cloué en cet endroit par le ligament scrotal et la séreuse faisant défaut en arrière du testicule.

Dans les cas d'inversion antérieure (la plus ordinaire), le testicule et l'épididyme sont repoussés en avant, l'épanchement occupe la partie postérieure de la tumeur.

Altérations.

Le testicule peut présenter des altérations primitives, causes de l'épanchement; il peut rester sain, ou présenter des altérations secondaires (anémie, atrophie par compression dans les grosses hydrocèles). Il en est de même de l'épididyme qui, quelquefois (Gosselin, Curling), peut s'allonger, ainsi que les vaisseaux efférents qui s'y rendent, et s'écarte du testicule, surtout dans les hydrocèles avec distension du cul-de-sac sous-épididymaire.

B. Hvdrocole congénitale.

a) Le liquide ne présente, à noter, rien de bien particulier et surtout rien de différent du liquide de l'hydroa acquise.

b) Le testicule peut occuper divers points suivant qu. migration est complète ou incomplète; il peut occuper le fond des bourses comme dans les hydrocèles ordinaires; il peut se trouver dans l'abdomen ; il peut enfin occuper le canal inguinal.

c) La pochh demande à être étudiée avec soin; elle caractérisée pai l'existence de deux cavités scrotale et abdominale réunies par un canal, le conduit péritonéo-vaginal.

La poche scrotale présente les lésions étudiées pn déminent. Cependant, dans la plupart des cas, elle pai blanchâtre, comme lavée.

Le conduit péritonéo-vaginal a des dimensions variables, en général il admet toul au plus une plume d'oie ; il p< être tellement |>«'lil que la pression ne refoule le liquide qu'avec difficulté.

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De la poche abdominale, Delbet a fait une étude approfondie. Il rapproche tout naturellement les hydrocèles en bissac « des variétés rares de hernies congénitales qui reconnaissent absolument la même pathogénie ».

Pour lui il existe trois modalités d'hydrocèle biloculaire en tout comparables aux trois formes anatomiques des hernies inguinales.

1. Yîhydrocèle biloculaire propéritonèale dans laquelle la poche abdominale se développe sous le péritoine en arrière de la paroi musculaire, c'est la variété la plus fréquente, celle qui est connue depuis Chélius et Dupuytren, celle qui est décrite dans tous les traités classiques ;

2. XJhydrocèle biloculaire interstitielle se développe dans l'épaisseur même de la paroi abdominale, soulevant le bord inférieur des muscles qui forment le plafond du canal inguinal, il en existe une belle observation de Witzel. La vaginale remonte jusqu'à l'orifice interne du canal inguinal ;

3. L'hydrocèle biloculaire superficielle à sac développé superficiellement en avant de l'aponévrose du grand oblique. Delbet en a rapporté deux observations.

d) Pathogénie.

Pour Delbet, dans ces cas, la vaginale remonte jusqu'à l'orifice externe du canal inguinal, mais il faut admettre de plus l'existence dans la partie supérieure de la portion persistante du canal vagino-péritonéal des points faibles rendant sa distension plus facile. C'est la présence de ces points faibles qui régit le sens dans lequel se développe la poche et les rapports du sac abdominal avec le péritoine.

Cette opinion va contre celle de Bazy, pour lequel le péritoine iliaque serait toujours décollé et non le péritoine pariétal antérieur.

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SYMPTOMATOLOGIE

Constituée, Thydrocèle se manifeste par l'ensemble des phénomènes suivants :

Hydrocèle comiiiuiie.

A. Signes physiques.

a) C'est une tumeur le plus souvent régulière, lisse, élastique, irréductible, sans saillies, ni dépressions, pyriforme, à grosse extrémité inférieure. Les téguments ne sont pas altérés ; ils ne sont ni chauds, ni rouges, ni tuméfiés, mais étirés, distendus, ce qui met leurs veines en évidence et fait disparaître, du moins d'un côté, les rides transversales si nombreuses sur le scrotum. Quand l'hydrocèle est très volumineuse, la peau de la verge est attirée vers le scrotum et le péni> comme englobé dans la tumeur ; l'orifice masqué par la tuméfaction n'est plus qu'une sorte d'ombilic laissant à peine l'urine s'écouler.

b) C'est une tumeur fluctuante, ou plus exactement rènitentè qui transmet intégralement la pression d'un doigt à l'autre, car la vaginale est trop distendue, pour que la perception de flot y soit nette.

c) C'est une tumeur transparente et cette transparence est parfois si nette, qu'il suffit, pour la percevoir, de bien tendre les téguments, en pinçant la tumeur entre les doigts et «le regarder la tumeur avec un éclairage. D'autres fois il est nécessaire de chercher cette transparence à l'aide de la lumière placée d un côté du scrotum pendant qu'on regarde de l'autre 8

le stéthoscope en ayant soin de couvrir avec la mail partie que l'on veut examiner pour empocher la «lillt;siun de lit lumière. Dans res deux cas une opacité petite, située en arrière et en bas, indique la place du testicule. Cette transparence peut faire défaut, bî w

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liquide est peu limpide, s'il est mélangé à du sang, si les parois de la poche sont fort épaisses.

d) C'est une tumeur indolente qu'on peut manier hardiment ; cependant une douleur accablante réveillée en arrière et en dedans et la sensation d'une masse dure indiqueront :

é) La position du testicule que l'opacité avait déjà indiquée. En cas d'inversion, il se trouvera au contraire en avant et en haut.

f) Enfin, dans quelques cas rares on aura à la palpation une sensation remarquable d'amidon froissé, de crépitation, indice d'un épanchement peu abondant, permettant au feuillet pariétal grenu et irrégulier d'aller frotter le feuillet viscéral de la séreuse.

B. Symptômes fonctionnels.

Ces symptômes sont exceptionnels ; cependant parfois la tumeur détermine, par son volume, une certaine sensation de tiraillements dans le cordon, de pesanteur dans les hanches. Les troubles du coït, de la miction, les douleurs parfois accusées par le malade, sont plus le fait de l'hypocondrie que de la tumeur scrotale.

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