II. Tissu propre
Ressemble à une pulpe jaunâtre, bien visible sur une coupe qu'on fait saillir des loges formées par les septula, en pressant entre deux doigts un fragment de testicule. Un examen superficiel le montre constitué par des canaux très fins que leur structure et leur valeur fonctionnelle permet de diviser en :
Conduits sécréteurs, producteurs des spermatozoïdes : lobules spermatiques ;
Conduits excréteurs : canaux spermatiques.
A, Canaux spermatiques.
à) Ces lobules sont limités par les loges circonscrites parles septula. Ils ont donc, dans l'ensemble, la forme d'une pyramide à base adossée à l'albuginée périphérique, à sommet confinant au corps d'Highmore. On en compte de 2 à 300 par testicule (Sappey).
b) Chaque lobule est constitué par trois ou quatre canalicules séminifères, d'un diamètre moyen de 150 p, d'une longueur moyenne de 1 mètre. Ces canalicules, pour Lauth, naissent d'un réseau à larges mailles formant lVcorce du testicule confinant à la base des lobules, et pour Sappey, d'extrémités libres ou cœcums. Mais Sappey admet de nombreuses anastomoses, non seulement entre les canalicules aVun même lobule, mais même entre ceux de lobules différents. Ils se dirigent en convergeant, en se pelotonnant, de façon à ne plus
occuper qu'une longueur de 2 à 3 centimètres, vers le sommet de leurs lobules respectifs. Au cours de ce trajet, ils s'anastomosent entre eux par des anastomoses intra-lobulaires transversales et longitudinales et avec ceux des lobules voisins, surtout au niveau de la base de ces lobules, anastomoses interlobulaires. D'autre part, ils présentent, au cours de leur trajet, des diverticules latéraux en forme de caecums.
Arrivés au voisinage du corps d'Highmore, les ditïérents canalicules séminifères d'un même lobule se réunissent pour former un canal collecteur unique : tube droit, rectiligne, qui pénètre dans le corps d'Highmore où nous le retrouverons tout à liieure.
c) Les tubes 'séminifères sont constitués par :
a. Une paroi propre, de 10 à 1G ,u d'épaisseur, décomposable en :
1. Une couche interne amorphe, hyaline, d'autant plus épaisse que l'individu est plus avancé en âge ;
2. Une couche externe formée de lamelleconcentriques, que le nitrate d'argent montre constituée par des cellules plates semblable aux cellules endothéliales des séreuses.
p. Vèpithèlium, en état continuel de rénovation, offre à considérer des formes cellulaires vari< dont l'étude sera mieux placée à la physiologie, quand nous examinerons la spermatogenèse.
d) Les tubes séminifères sont séparés par du tissu conjonctif interstitiel, assez lâche chez l'homme, pour permettre un isolement facile des tubes, très résistant, très compact au contraire chez certains animaux (cheval, chien, lapin, etc.).
Il est formé de faisceaux et de cellules conjonctive au milieu desquels on rencontre des éléments singulii décrits par Kôlliker, sous le nom de cellules interstitielles el par d'autres auteurs sous celui de cellules épUhélioïdes, qui rappelle leur grande ressemblance avec les cellules épithéliales. Ce sont des élément polyédriques, à gros noyau sphérique el nucléoli granulations jaunes ou brunâtres. Elles sont nettemenl
groupées autour des vaisseaux auxquels elles forment de véritables gaines. On les considère comme des cellules conjonctives ayant pris le type épithélial.
e) Enfin ces tubes sont revêtus d'un endothèlium externe, probablement de nature lymphatique.
B. Les canaux excréteurs continuent les canaux sécréteurs.
à) Au voisinage du corps d'Highmore, nous l'avons vu, ces canaux deviennent rectilignes et diminuent de calibre (tubes droits). Ces tubes droits pénètrent dans le corps d'Highmore et y forme nt un réseau (rete testis) occupant toute l'épaisseur de ce corps, réseau à mailles allongées parallèlement au grand axe du testicule.
A l'extrémité supérieure du corps d'Highmore, ce rete donne naissance à 10 ou 15 vaisseaux efférents, qui se rétrécissent, décrivent des circonvolutions multiples, sans diverticules et sans anastomoses et forment par leur pelotonnement de petits cônes {cônes efférents) qui se jettent dans un canal unique (le canal de Vèpididyme) dont ils constituent la tête. Le canal de Fépididyme, flexueux et pelotonné, mesure en place 4 à S centimètres, déroulé il peut atteindre 5 ou 6 mètres.
b) Ces canaux excréteurs ont une structure de plus en plus complexe à mesure qu'on s'éloigne de leur origine.
a. Les tubes droits sont simplement formés par une rangée de petites cellules cubiques reposant sur le tissu conjonctif péricanaliculaire.
(3. Le rete testis nu, de même, pas de paroi propre. Les canaux qui le constituent sont comme creusés dans le tissu fibreux du corps d'Highmore et simplement revêtus par une seule assise de cellules cubiques ou aplaties, voire pavimenteuses en certains points.
7. Les cônes efférents ont déjà une structure plus complexe, comprenant :