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II. Synergie des testicules et d'autres appareils

Mentionnons, sans y insister, le rapport remarquable et d'ailleurs encore mal expliqué de l'appareil génital et de :

a) La prostate.

a. Anatomie comparée : atrophie de la prostate de la taupe, l'hiver, pendant le repos sexuel;

p. Tératologie : atrophie de la prostate dans la cryptorchidie :

Y» Pathologie : atrophie de la prostate chez les eunuques ;

8. D'où comme application le traitement de l'hypertrophie de la prostate par la castration ou la résection du canal déférent.

b) Du larynx (voix des castrats).

c) Du système lymphatique, qui s'atrophie à la puberté, en particulier les amygdales.

Bibliographie : Traité des quatre agrégés. — Thèse de Dufour (1854) ; coïncidence de la tuberculose pulmonaire et testiculaire. — Traité de Chirurgie (Duplay et Reclus). — Wirchow — Rindfleish. — Grancher (Nature tuberculeuse des lésions caséeuses). — Traité de Le Denta et Dèlbet. — Thèse de Reclus. Malassez.

Définition.

Par abus de langage on donne le nom de tuberculose du testicule à toute lésion tuberculeuse atteignant l'une quelconque des parties de l'appareil génital de l'homme ou toutes ces parties réunies.

Etiologie.

Les causes qui commandent l'histoire de la tuberculose du testicule et qui amènent son développement dans l'organisme humain sont de deux ordres.

A. Causes déterminantes.

La porte d'entrée de la tuberculose du testicule est mal connue, mais on admet généralement que l'infection se fait par voie sanguine bien plutôt que par voie lymphatique et contact direct. Cayla pense que l'infection bacillaire dans l'appareil génito-urinaire a plutôt tendance à suivre le courant de l'urine et à remonter le courant du sperme. — Reclus pense que cette proposition ne doit pas être admise comme loi générale et fait de nombreuses restrictions.

La tuberculose testiculaire existe souvent en coïncidence avec la tuberculose pulmonaire comme Ta

établi Dufour dans sa thèse; mais il existe de nombreux cas où elle se manifeste comme premier point de l'infection bacillaire chez un individu. — Reclus pense qu'il y a moins d'orchite tuberculeuse chez les phtysiques que chez les autres malades non atteints de tuberculose pulmonaire. Dans ces derniers cas se range celui où l'on attribue l'inoculation à un coït ou à une série de coïts avec une femme présentant un écoulement permanent suspect.

Dans cet ordre de fait, le praticien est appelé à voir assez fréquemment ce mode de propagation de la tuberculose génitale chez des jeunes gens nouvellement mariés porteurs d'orchites bacillaires amenant avec eux leur femme atteinte d'écoulement chronique vaginal, de nature nettement tuberculeuse.

Peut-être doit-on signaler également des cas d'inoculation par habitude de coït ab are sur une femme atteinte de lésions bacillaires du poumon ou du larynx. Mais nombre d'auteurs nient le mode de contagion direct et voient là une simple coïncidence.

B. Causes prédisposantes.

Age.

Le maximum de fréquence de contagion se rencontre chez le jeune homme entre 15 et 35 ans.

Cette alïection est assez rare avant la puherté (cas congénital : Dreschfeld) et très rare chez le vieillard.

Le surmenage.

Physique et génital et d'une façon générale toute cause de débilitation prédisposent à Finfi tion.

Enfin les lésions antérieures de l'appareil génital, de quelque nature quelles soient, uréthri vénériennes, orchites infectieuses, ourlicnne, Ijf phique, etc...., les prostalites blennhorragiques créent un lieu de moindre résistance et préparent un terrain ou Les microbes auront peu de peine cultiver.

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