C. Causes occasionnelles
Parmi celles-ci il faut citer les traumatismes de toute nature : chute à califourchon sur le périnée, contusion du testicule, déchirure de la prostate, etc. ; mais les malades ont trop grande tendance à expliquer l'origine de tous leurs maux par un coup reçu antérieurement.
A vrai dire, dans plus d'un tiers des cas, la cause est inconnue, et comme la lésion évolue sans grand fracas en restant le plus souvent très localisée il est difficile de débrouiller le véritable point de départ de la maladie.
Anatomie pathologique.
Les lésions portent sur le scrotum, la vaginale, le testicule, l'épididyme, le canal déférent, les vaisseaux du cordon, la prostate, les vésicules séminales.
a. Scrotum.
Quelquefois, surtout au début de l'affection, le scrotum est sain ; mais plus souvent, alors même que l'on n'y décèle pas d'orifice ou de fistules, il présente une coloration rouge foncé et un épaississement prononcé, œdémateux, sur l'une quelconque de ses parois.
Souvent il présente un aspect particulier ; il est parsemé de cicatrices petites, en forme d'entonnoir, rétractées, qui sont d'anciens orifices fistuleux guéris.
Lorsque les fistules ne sont pas taries, le scrotum présente un ou plusieurs orifices suintant du liquide séropurulent en assez grande quantité, qui oblige le malade à porter un pansement, et qui ont une forme spéciale. L'orifice est petit, à parois minces, s'ouvrant au sommet d'un petit monticule (ouverture en cul-de-poule) et entouré d'une zone de peau rouge, violacée. Au moment où la sécrétion séro-purulente se tarit, le pertuis se ferme et le trajet fistuleux s'oblitère quelquefois pour toujours, fréquemment pour un temps variable, jusqu'à ce qu'une autre poussée aiguë n'aboutisse à la formation d'une nouvelle fistule. Quand il y a apparence de guérison, la cicatrice est en entonnoir, et du sommet de l'entonnoir part un cordon fibreux, (lui-,
qui est l'ancien conduit iîstuleux et qui mène jusque sur la glande tuberculeuse.
Enfin, autour de l'orifice fistuleux on note de petits abcès circonvoisins qui sont des lésions également bacillaires ou des loyers dus à l'infection secondaire.
p. Vaginale.
La vaginale est épaisse et présente à sa surface une quantité de vaisseaux sanguins très développés qui l'enveloppent dans ses mailles. Quelquefois les deux feuillets de la vaginale sont soudés entre eux. Plus souvent on voit çà et là des adhérences qui contribuent à former dans la vaginale des cavités secondaires, lesquelles sont remplies d'un liquide jaune verdàtre plus dense que celui de l'hydrocèle. A l'examen microscopique on retrouve des bacilles de Koch dans ce liquide et Tuf fier a fait avec ce liquide des inoculations positives sur le cobaye.
Le liquide vaginal est plus ou moins dense, et dans certains cas où la vaginafe était cloisonnée par une multitude de néomembranes, on a pu prendre ci petites collections enkystées pour des foyers tuberculeux ramollis ou en voie de ramollissement.
Souvent les deux feuillets de la vaginale forment une coque et soudés déjà entre eux se confondent en outre avec l'albuginée hypertrophée elle-même.
Ces altérations de la vaginale peuvent coïncider avec la péritonite tuberculeuse dans les cas de persistance du conduit vagino-péritonéal.
Les fausses membranes peuvent englober à la fois le testicule et l'épididyme envahis ensemble. Souvent répididyme seul est englobé mais jamais le testicule seul. ,
Certains auteurs enseignent que ces lésions sont toujours unilatérales, mais d'autres ont montré l'exagération de cette loi et on! même conclu que dans le plus grand nombre des cas les lésions sont bilatérale* -uiiout chez les enfants au-dessous de deux ans.
Sur l<s feuillets de la vaginale on rencontre un semis de granulations caractéristiques des lésions tuberculeuses, mais c'esl assez rare chez l'adulte ; Reclus en
cite cinq cas. Les granulations sont fibreuses ou composées ; les granulations grises n'existent jamais au niveau de l'épididynie et du canal déférent où l'on ne rencontre que des noyaux caséeux.
Enfin, l'épaississement de la vaginale et les néomembranes engendrés par l'inflammation chronique tuberculeuse contribuent à créer des péri-orchites et des pachyvaginalites bacillaires qui augmentent encore le volume du testicule et dont l'existence doit être soigneusement reconnue.
Epididyme.
C'est sur l' epididyme que l'on rencontre les lésions les plus prononcées et les plus typiques de l'infection bacillaire. L'épididynie est très souvent pris le premier, très souvent aussi il est seul à présenter des lésions tuberculeuses. Les lésions qu'il présente sont isolées ou généralisées.