II. En dehors de celui-ci, le tendon con
CORDON SPERMATIQUE QH
joint des anglais, formé par la réunion des fibres inférieures du petit oblique et du transverse. Ces fibres, après avoir passé horizontalement au-dessus et en avant du cordon, se réfléchissent verticalement en bas et en arrière de lui pour aller s'insérer sur la crête pectinéale par un tendon commun. Petit oblique et transverse, après avoir fait partie de la paroi antérieure du canal, passent donc dans la paroi postérieure.
III. Enfin, tout le long de la moitié inférieure de la paroi postérieure du canal, on voit que le fascia transversalis est caché et renforcé par une bandelette fibreuse dite ilio-pubienne. Entre cette bandelette , en bas, et le tendon conjoint, en dedans, la paroi postérieure est formée par le seul fascia transversalis . C'est donc là le point faible de cette paroi et c'est par lui que se font les hernies inguinales directes. Disons en passant que le procédé de Bassini, destiné à la restauration de la paroi postérieure, consiste à rapprocher par quelques points de suture la bandelette ilio-pubienne et le tendon conjoint et à faire disparaître ainsi le point faible.
IV. Au-dessous du fascia transversalis, on tombe sur le tissu cellulaire prèpéritonral dans lequel on distingue deux couches : l'une superficielle constituant le fascia transversalis celluleux ou faux fascia transversalis, l'autre profonde ou fascia propria. C'est entre le vrai et le faux fascia transversalis que chemine Y artère èpigastrique. On voit que cette artère, au niveau de l'orifice inguinal profond, décrit une courbe à concavité dirigée en haut et en dehors, et dans laquelle passent tous les éléments du cordon et la branche génitale du génito-crural.
V. Enfin, on tombe sur le feuillet pariétal du péritoine, déprimé en trois fossettes : la première interne ou vésico-pubienne , comprise
entre l'ouraque et l'artère ombilicale ; la deuxième moyenne (fossette inguinale mo}*enne de Tillaux, fossette inguinale interne des anciens auteurs), comprise entre l'artère ombilicale et l'artère épigastrique. C'est cette fossette qui correspond au point faible de la paroi. Enfin, la troisième fossette, fossette inguinale externe, est située en dehors de l'artère épigastrique et déterminée par le conduit vagino-péritonéal oblitéré.
7. En haut. — Le cordon répond au bord supérieur du canal. Ce bord est formé : dans son tiers externe, par la rencontre des muscles petit oblique et transverse avec le fascia transversalis ; dans son tiers moyen, par le bord inférieur des deux muscles petit oblique et transverse, dans son tiers interne, par la rencontre du tendon conjoint avec le grand oblique.
ô. En bas. — Le cordon répond au bord inférieur du canal inguinal.
Ce bord est formé : dans son tiers externe, par la rencontre des muscles petit oblique et transverse avec la bandelette ilio -pubienne ; dans son tiers moyen, par le faisceau externe du crëmaster ; dans son tiers interne , par la gouttière produite par la rencontre de la bandelette, ilio-pubienne avec V arcade crurale. Ceci nous montre que le cordon ne repose sur cette arcade crurale qu'au voisinage de l'orifice inguinal superficiel ; plus loin, en elfet, le cordon s'élève obliquement et s'éloigne de cette arcade.
Remarques. — De ces rapports du cordon sper* matique avec le canal inguinal il résulte que les différents éléments qui le constituent ne répondent aux parois de ce canal que par l'intermédiaire «le la gaine fibreuse. Celle-ci glisse dans le trajet inguinal grâce à une atmosphère celluleuse ambiante dans laquelle sont en outre contenues les branches génitales des trois nerfs : grand et petit abdomino-génital et génito-crural : mais tandis
que les deux branches génitales des abdominogénitaux ne sont en rapport avec le cordon qu'audessous du bord inférieur du petit oblique et du transverse, la branche génitale du génito-crural est en rapport avec le cordon dans toute l'étendue du trajet inguinal.
Constitution.
Après avoir examiné en détail les rapports du cordon, ouvrons sa gaine et dissocions-en les éléments. Nous rencontrons :