Phénomènes généraux
L'amaigrissement est rapide, la cachexie jaune paille caractéristique fait souvent son apparition. Le malade succombe fatalement le plus souvent par généralisation du cancer.
Diagnostic de la variété.
Au point de vue clinique et anatomo-pathologique, on distingue deux variétés communes.
1 . Le squirrhe, caractérisé par l'hyperplasie prédominante de la traîne conjonctive ; c'est une tumeur dure à évolution relativement lente ; la caractéristique de cette forme c'est de laisser le testicule dur, bosselé,
et de pouvoir simuler jusqu'à un certain point la syphilis testiculaire mais révolution dure plusieurs années et le traitement spécifique n'a aucune prise sur lui.
2. L'encéphaloïde, caractérisé par la prédominance de l'élément épithélial sur l'élément conjonctif ; c'est une tumeur molle, son évolution est très rapide. C'est une tumeur de volume énorme, qui ne s'accompagne pas d'engorgement ganglionnaire. Deux variétés sont plus rares.
Le lymphadènome, souvent bilatéral (les 2/3 des cas) : le signe de Trélat, constatation de noyaux lymphadénomateux en d'autres points du corps est de première importance.
Les engorgements ganglionnaires ont tendance à se généraliser ; mais le malade resterait un temps assez long sans se cachectiser.
Le myxome enfin qui est le plus souvent une trouvaille de microscope .
Il est bon de se rappeler que, chez l'enfant, les localisations ordinaires des tumeurs malignes sont : le rein, l'œil et le testicule.
B. Le scrotum est ulcéré.
a) Ou bien c'est un simple orifice fistuleux.
a. Si le testicule est indépendant de la paroi, il s'agit le plus souvent d'un abcès pariétal.
?. La fistule qui succède à un kyste dermoïde livre passage à des débris fœtaux, l'exploration au stylet décèlera des points de consistance osseuse.
Y. Les fistules tuberculeuses succéderont aux signes précédemment décrits de la tuberculose du testicule. Leurs bords seront livides, violacés ; elles livreront passade à un pus séreux, grumeleux, elles siégeront
surtout à la partie postérieure du scrotum (épididymite) et s'accompagneront des signes ordinaires de la tuberculose génitale (canaux déférents, prostate, vésicules). (Voir question testicule tuberculeux.)
o. Les fistules succédant aux gommes ramollies laissent écouler une sérosité filante, le fond de l'ulcération est tapissé de grumeaux blanchâtres, la cavité est anfractueuse, les parois en seront sèches.
b. Ou bien il y a ulcération avec végétations que l'on peut rencontrer.
a. Dans le cancer des ramoneurs. Le testicule est alors indépendant, l'ulcération s'étend en surface et non en profondeur. La tumeur prend les caractères , généraux du cancroïde, dure, saignant facilement, s'accompagnant de ganglions inguinaux. Cette affection s'adresse à des sujets plutôt jeunes.
Si le testicule est envahi il s'agit.
p. De fongus bénin succédant à un traumatisme, à une orchite traumatique ou aux affections tuberculeuses et syphilitiques du testicule.
Y. Ou de fongus malin consécutif à un épithélioma du testicule. On voit alors de grosses végétations mollasses, livides, bourgeonnantes, saignantes, ichoreuses et fétides. L'engorgement ganglionnaire est constant.
Il emprunte ses symptômes à ceux de l'ulcération cancéreuse. Le fongus malin est superficiel ou profond : superficiel, on peut réveiller la sensibilité du testicule ; profond, le testicule étant détruit, ne réagit plus à la douleur.
8. Les fongus tuberculeux ou sgpldliiiques admis par quelques auteurs sont niés par le plus grand nombre. Ce sont, comme nous l'avons vu plus haut, des complications d'infection secondaire qui doivent faire entrer ces aflections dans la classe des fongus bénins.