II. Structure microscopique
La structure de l'ovaire a été l'objet de travaux remarquables dus à Schroen et à Sappey.
Lorsqu'on fend un ovaire par une coupe parallèle à ses faces, on voit que cet organe se compose de deux couches, Tune superficielle, blanche, ferme, homogène, couche corticale ; l'autre centrale, rougeàtre, spongieuse, couche médullaire ou bulbaire.
Il convient de" distinguer encore une couche épithèliale toute superficielle qui forme à l'ovaire un revêtement continu.
A, Couche épithèliale.
Elle diffère du péritoine.
a) A l'œil nu on voit la séreuse s'arrêter suivant une ligne finement dentelée au niveau du hile ; tandis que la séreuse parait lisse, unie, brillante, l'ovaire a un aspect mat.
b) Examinées au microscope après raclage, les cellules épithéliales qui revêtent l'ovaire apparaissent cubiques et surtout c)Tlindriques. Elles dérivent de l'épithélium germinatif.
B. Couche corticale ou ovigène.
C'est la partie essentielle de l'ovaire. Elle est composée d'une trame fibreuse dont les mailles plus serr< à la superficie se confondent à la face profonde av les éléments conjonctifs du bulbe. On n'y rencontre pas de fibres musculaires lisses.
Les mailles de cette couche contiennent les ovisacs ou follicules de de Graaf dont nous avons vu précédemment l'évolution.
A la puberté, et pendant toute la durée de la vie
nitale, un certain nombre de ces ovisacs se développenl et subissent un accroissement de volume variable. La couche ovigène devient irrégulière, bosselée, et les ovisacs adultes présentent la constitution suivante :
a) Parois.
a. Externe, fibreuse, confondue extérieurement avec le stroma de l'ovaire dont elle ne diffère que par la laxité plus grande et la richesse en éléments cellulaires.
p. Interne présente une structure réticulée analogue au tissu caverneux des ganglions lymphatiques. Le follicule semble plongé dans un grand lac lymphatique.
y. Pour Slaviansky, une couche endothéliale tapisserait la couche profonde précédente.
b) Contenu.
a. Cellules.
Les cellules épithéliales du follicule se disposent à la face profonde de la membrane propre en couches irrégulières qui constituent la membrane granuleuse. Plus nombreuses autour de l'ovule, elles forment en cet endroit un amas, cumulus proliger. Enfin les cellules les plus centrales dégénèrent, leur noyau disparaît, leur protoplasma se liquéfie, il reste un liquide, liquide folliculaire constitué par de la paralbumine.
P. Ovule découvert par de Bar, en 1827. Arrivé à maturité il est constitué par :
1. Une enveloppe, membrane vitelline, zone pellucide, zone radiée très transparente et qui, à un grossissement suffisant, apparaît comme ayant une structure rayonnée très fine. C'est une formation cuticulaire qui, pour un certain nombre d'auteurs, serait produite par la soudure des cellules épithéliales du disque proligère entourant l'ovule.
Mais Bischoff admet l'existence d'une seconde membrane vitelline plus interne, produite par la condensation périphérique du vitellus.